À retenir Un InMail LinkedIn est un message payant, rationné. Vous en avez 5 par mois sur Premium Career, 15 sur Premium Business, 30 sur Premium All-in-One, 50 sur toutes les offres Sales Navigator et 30 sur Recruiter Lite. Divisez le prix de l'abonnement par le quota et le message revient entre 2,23 € et 6,00 € en facturation mensuelle, sur les offres que LinkedIn facture en euros. Le tarif unitaire le plus bas ne vient pas de l'offre la moins chère. Le pire tarif du catalogue, lui, n'est publié qu'en dollars : Recruiter Lite en 2 à 5 licences, 9,00 $ le message. C'est plus que les 8,00 $ de Premium Career sur la même grille en dollars, l'offre que presque tous les articles présentent pourtant comme la plus chère au message. Les crédits se reportent, mais jusqu'à un plafond : 3× le quota mensuel sur Premium Career, Premium Business et Sales Navigator, 4× sur toute la famille Recruiter. Ils expirent au bout de 90 jours, vous reviennent si le destinataire répond, et tombent à zéro le jour où vous résiliez. Impossible d'en acheter davantage, sauf sur Recruiter Lite. Une seule exception gratuite : un InMail envoyé à un membre en Open Profile ne consomme aucun crédit. LinkedIn l'écrit noir sur blanc.
LinkedIn vous dit combien d'InMails votre abonnement comprend. Il ne divise jamais le prix de l'abonnement par ce nombre.
Je m'en suis chargé. Toutes les offres au prix affiché, tous les quotas publiés, relevés sur les pages de LinkedIn le 7 septembre 2026. Ce calcul est la raison d'être de cette page : sur cette recherche, les premières places de Google reviennent au centre d'aide de LinkedIn, et LinkedIn n'a aucun intérêt à vous dire ce que coûte un message.
Transparence d'abord. Je dirige Enrow, qui trouve et vérifie les emails professionnels et les numéros de portable que LinkedIn choisit de ne pas fournir. Je suis donc un client de LinkedIn qui a un avis, pas un observateur neutre, et il y a une section vers la fin où j'essaie de vous vendre quelque chose. Tout ce qui vient avant, c'est du calcul que vous pouvez refaire vous-même.
Ce qu'est réellement un InMail
La définition de LinkedIn, telle quelle : l'InMail est « une fonctionnalité premium qui vous permet d'envoyer un message directement à un membre LinkedIn avec lequel vous n'êtes pas en relation ». La même page d'aide ajoute ce qui compte vraiment : avec un compte Basic (gratuit), vous ne pouvez écrire qu'aux membres qui font déjà partie de vos relations.
Tout le mécanisme est là. Vous écrivez à une relation : c'est gratuit, c'est un message ordinaire. Vous écrivez à un inconnu : c'est un InMail, et ça coûte un crédit.
Sales Navigator le formule autrement sur sa propre page d'aide : des « messages privés qui permettent de contacter n'importe qui sur LinkedIn sans introduction ni coordonnées ». La page glisse aussi un détail que personne ne reprend : ces InMails ne partent que depuis Sales Navigator, jamais depuis LinkedIn.com. Les pièces jointes peuvent atteindre 200 Mo.
Il existe une alternative gratuite, et c'est celle que je choisirais : l'invitation personnalisée. La page comparative de LinkedIn accorde aux comptes Basic cinq invitations de 200 caractères, et aux comptes Premium un nombre illimité d'invitations de 300 caractères. Prenez ce chiffre de cinq avec des pincettes : la page porte la mention « Dernière mise à jour : il y a 2 ans », ne précise jamais sur quelle période ces cinq invitations sont comptées, et une page LinkedIn plus récente annonce trois par mois pour les comptes gratuits. Notre récapitulatif des limites LinkedIn suit ce chiffre.
Le coût réel d'un InMail

L'annuel divise le prix par deux sur Career et ne change presque rien ailleurs.
Les prix et les quotas viennent de LinkedIn. La colonne en gras, c'est une division.
Tableau 1 — Facturation mensuelle
| Offre | Prix mensuel | InMails/mois | Coût réel par InMail |
|---|---|---|---|
| Premium All-in-One | 66,99 € | 30 | 2,23 € |
| Sales Navigator Core | 120,99 € | 50 | 2,42 € |
| Sales Navigator Advanced | 148,21 € | 50 | 2,96 € |
| Premium Business | 52,49 € | 15 | 3,50 € |
| Recruiter Lite, 1 licence | 170 $ (USD) | 30 | 5,67 $ |
| Premium Career | 29,98 € | 5 | 6,00 € |
| Recruiter Lite, 2 à 5 licences (par licence) | 270 $ (USD) | 30 | 9,00 $ |
| Premium Company Page | 99,99 € | aucun | n/a |
| LinkedIn Basic (gratuit) | 0 € | 0 | n/a |
Deux précisions pour lire ce tableau. Les prix Premium et Sales Navigator sont ceux que LinkedIn publie en euros, ce ne sont pas des conversions du dollar, et d'une offre à l'autre l'écart entre les deux barèmes varie fortement. Recruiter Lite, lui, n'apparaît qu'en dollars sur la page d'aide qui donne son prix ; je le laisse en dollars plutôt que d'inventer un taux de change.
Trois constats ressortent de ce tableau.
Aucun des deux meilleurs tarifs unitaires ne vient d'une offre bon marché. Premium All-in-One, 66,99 € par mois, descend à 2,23 € le message. Sales Navigator Core coûte quatre fois le prix de Premium Career, et pourtant son message revient à 40 % de celui de Career. Cinquante crédits contre cinq : l'écart de prix entre les abonnements ne fait pas le poids.
Le pire tarif de tout le catalogue, c'est Recruiter Lite en 2 à 5 licences. Neuf dollars le message. La plupart des articles sur le sujet attribuent ce rang à Premium Career ; c'est faux. Et une seule licence Recruiter Lite, à 170 $, donne 30 InMails quand Sales Navigator Core en donne 50 pour 119,99 $ sur la grille en dollars de LinkedIn. Cinquante dollars de plus par mois pour vingt messages de moins.
La seule offre qui ne comprend aucun InMail est la plus chère des quatre offres Premium. Premium Company Page coûte 99,99 € par mois, et sa page produit ne mentionne InMail nulle part.
Chaque prix affiché dans ce tableau est décortiqué offre par offre dans le récapitulatif complet des tarifs LinkedIn, y compris les devises où LinkedIn facture un montant différent pour exactement la même chose.
Tableau 2 — Facturation annuelle, en équivalent mensuel
| Offre | Prix annuel | Équivalent mensuel | InMails/mois | Coût par InMail | vs mensuel |
|---|---|---|---|---|---|
| Sales Navigator Core | 1 088,88 € | 90,74 € | 50 | 1,81 € | −25 % |
| Premium All-in-One | 683,88 € | 56,99 € | 30 | 1,90 € | −15 % |
| Premium Business | 407,88 € | 33,99 € | 15 | 2,27 € | −35 % |
| Sales Navigator Advanced | 1 693,88 € | 141,16 € | 50 | 2,82 € | −5 % |
| Premium Career | 179,88 € | 14,99 € | 5 | 3,00 € | −50 % |
| Recruiter Lite, 1 licence | 1 680 $ | 140 $ | 30 | 4,67 $ | −18 % |
| Recruiter Lite, 2 à 5 licences (par licence) | 2 670 $ | 222,50 $ | 30 | 7,42 $ | −18 % |
Le passage à l'annuel rebat les cartes. Le coût de Premium Career est divisé par deux, de 6,00 € à 3,00 €, la plus grosse baisse du tableau : sa remise annuelle de 50 % est la plus forte que LinkedIn publie, tous produits confondus. Face à Premium Business, en annuel lui aussi, Career reste perdant : 3,00 € contre 2,27 €. Sales Navigator Advanced, lui, bouge à peine, parce que sa remise annuelle plafonne à 5 % contre 25 % pour Core. Cette bizarrerie est documentée dans le détail des tarifs Sales Navigator, et c'est pour ça que payer Advanced un an d'avance ne sert presque à rien.
Ne comparez jamais une ligne du tableau 1 à une ligne du tableau 2. Comparez le mensuel au mensuel, l'annuel à l'annuel.
Un dernier point pour qui achète Sales Navigator. Core, Advanced et Advanced Plus reçoivent 50 InMails par mois. Le même chiffre partout. LinkedIn confirme les trois lignes sur sa page comparative, la page même qui vend Sales Navigator comme l'offre qui donne « le plus d'InMails de tous les produits LinkedIn ». En annuel, monter de Core à Advanced coûte 605 € par licence et par an sans vous donner un message de plus. En mensuel, 326,64 € par an, toujours pour rien.
Pour les offres Recruiter vendues sur devis, LinkedIn publie un quota mais pas de prix : Recruiter Professional Services à 100 InMails par licence et par mois, RPS Plus à 140, Recruiter Corporate à 150. Pas de prix, pas de division : ces lignes restent vides plutôt qu'estimées. Des sites tiers annoncent des prix par licence qui se comptent en milliers de dollars. Aucun ne renvoie à une source LinkedIn, donc je ne les reprends pas comme des faits.
Crédits InMail : comment ils fonctionnent

Octroyé, dépensé, parfois rendu — toujours perdu à la résiliation.
C'est là que la plupart des articles restent flous, alors que LinkedIn est étonnamment précis, à condition de lire quatre pages d'aide différentes.
Tableau 3 — Attribution, report, expiration, remboursement
| Premium Career | Premium Business | Premium All-in-One | Sales Navigator (les 3) | Recruiter Lite | Recruiter / RPS | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Crédits/mois | 5 | 15 | 30 | 50 | 30 | 150 / 100 |
| Plafond d'accumulation | 15 | 45 | non publié | 150 | 120 | 4× le quota |
| Plafond en multiple du quota | 3× | 3× | non publié | 3× | 4× | 4× |
| Les crédits non utilisés se reportent ? | Oui, jusqu'au plafond | Oui, jusqu'au plafond | non publié | Oui — « les crédits non utilisés sont transférés au mois suivant » | Oui, jusqu'à 120 | Oui ; tout ce qui dépasse le plafond « ne se reporte pas et expire » |
| Date de renouvellement | Premier jour de votre cycle de facturation, calé sur la date d'inscription | Idem | Idem | Premier jour du mois calendaire, en UTC, quel que soit le cycle de facturation | Premier jour du cycle de facturation | Chaque mois, à partir de la date de création du compte |
| Expiration | 90 jours | 90 jours | non publié | À utiliser dans les 90 jours | 90 jours | Tout ce qui dépasse le plafond expire au renouvellement |
| Crédit rendu en cas de réponse | Acceptation, refus ou réponse sous 90 jours | Idem | Idem | Réponse sous 90 jours, crédit rendu immédiatement ; les réponses automatiques comptent | Acceptations, refus, réponses, y compris les réponses rapides | Idem |
| Peut-on en acheter ? | Non | Non | Non | Non | Oui — packs de 10, +70 au maximum par licence, plafond contractuel de 120 par licence | Selon le contrat |
| Solde à la résiliation | Zéro | Zéro | Zéro | Zéro | — | — |
Dans ce tableau, quatre règles méritent qu'on s'y arrête.
La date de renouvellement n'est pas la même d'un produit à l'autre. Premium se cale sur l'anniversaire de votre inscription : vous recevez « un nouveau lot de crédits InMail chaque mois, le premier jour de votre cycle de facturation ». Sales Navigator n'en tient aucun compte : les crédits « se renouvellent le premier jour de chaque mois, quel que soit votre cycle de facturation », en UTC. Si vous vous abonnez à Sales Navigator un 28, votre premier mois ne dure que trois jours, côté crédits.
Les crédits sont aussi cloisonnés. La formulation de LinkedIn ne laisse aucun doute : les crédits InMail Premium ne peuvent pas servir à envoyer des InMails depuis Sales Navigator ou LinkedIn Recruiter. Impossible aussi de transférer un solde d'un abonnement Premium à un autre. Si vous cumulez Premium Business et Sales Navigator, vous avez deux portefeuilles qui ne communiquent jamais.
Recharger ? Impossible. « Il n'est pas possible d'acheter des crédits InMail supplémentaires en dehors du quota mensuel. » Recruiter Lite est la seule exception : packs de 10, jusqu'à 70 crédits de plus par licence, plafond contractuel ferme à 120 par licence. LinkedIn ne publie aucun prix pour ces packs, donc le coût par InMail d'une licence Recruiter Lite rechargée est tout simplement incalculable. Je laisse la case vide plutôt que de l'estimer au doigt mouillé.
La règle de remboursement est plus généreuse que sa réputation. Le crédit vous revient si le destinataire accepte, refuse ou répond dans les 90 jours. Sur Sales Navigator, les réponses automatiques comptent, messages d'absence compris, et LinkedIn le dit en toutes lettres. Une campagne lancée pendant une période de congés récupère ainsi une partie de son budget.
Enfin, il n'existe aucune offre illimitée. LinkedIn l'écrit deux fois, sur deux pages différentes : « Nous ne proposons actuellement aucun abonnement avec des crédits InMail illimités. »
L'exception Open Profile : l'InMail gratuit

Le même message, et un seul des deux vous coûte un crédit.
C'est la partie qui vaut vraiment le détour, et la réponse à « comment envoyer un InMail sans Premium ». Open Profile, c'est le « profil ouvert » dans l'interface française.
Tableau 4 — Open Profile, selon les termes de LinkedIn
| Question | Réponse officielle |
|---|---|
| Un InMail vers un Open Profile consomme-t-il un crédit ? | Non. « le message est envoyé en tant qu'InMail gratuit. L'envoi d'un InMail gratuit ne consomme pas de crédit InMail. » |
| Un InMail normal consomme-t-il un crédit ? | Oui. « Quand vous écrivez à quelqu'un avec qui vous n'êtes pas en relation, le message part en InMail. L'envoi d'un InMail consomme un crédit InMail. » |
| Le message gratuit compte-t-il quand même ? | Statistiquement, oui. « il entre dans le calcul de votre taux de réponse InMail. » |
| Qui peut être en Open Profile ? | « Pour être en Open Profile, vous devez disposer d'un abonnement Premium. » |
| Qui peut leur écrire ? | « n'importe qui sur LinkedIn… gratuitement, même en dehors du réseau de l'expéditeur » |
| Confirmé côté destinataire ? | « La fonctionnalité Open Profile permet aux autres membres LinkedIn de vous écrire gratuitement, sans utiliser d'InMail. » |
| Est-ce illimité ? | Non. Recruiter Lite : 100 par mois. Recruiter et RPS : 350 par mois calendaire. Comptes gratuits : « un nombre limité », chiffre non publié. |
Relisez la quatrième ligne. Open Profile est une fonctionnalité Premium qui rend son titulaire moins coûteux à contacter. Quelqu'un qui paie 29,98 € par mois pour avoir l'air sérieux dans sa recherche d'emploi s'est rendu, au passage, gratuitement joignable par tous les recruteurs de la plateforme. Les deux choses sont vraies en même temps et LinkedIn ne communique clairement sur aucune des deux.
En pratique : avant de dépenser un crédit, vérifiez si la personne est en Open Profile. Si elle l'est, le message est gratuit et vous gardez votre crédit.
Toutes les limites InMail publiées par LinkedIn
Tableau 5 — Les plafonds
| Plafond | Valeur | Concerne |
|---|---|---|
| Quota mensuel | 5 / 15 / 30 / 50 / 30 / 100 / 140 / 150 | selon l'offre, voir tableau 3 |
| Solde accumulé maximum | 15 / 45 / 150 / 120 / 4× le quota | selon l'offre |
| Durée de vie d'un crédit | 90 jours | tous les produits |
| Plafond d'envoi quotidien | 1 000 InMails par jour et par licence | Recruiter, RPS, Recruiter Lite |
| Plafond de la première semaine | 200 InMails | famille Recruiter |
| Délai avant un second message | 24 heures avant un deuxième InMail à la même personne, sauf si elle répond avant | famille Recruiter |
| Messages Open Profile par mois | 100 (Recruiter Lite) · 350 (Recruiter, RPS) | famille Recruiter |
| Messages Open Profile, comptes gratuits | « un nombre limité », aucun chiffre publié | comptes Basic |
| Objet | 200 caractères | tous |
| Corps du message | 2 000 (FAQ InMail) · 1 900 (Recruiter Lite, et une troisième page d'aide donne 1 900 pour toutes les offres) | LinkedIn se contredit |
| Taille des pièces jointes | 200 Mo | Sales Navigator |
| Refus du destinataire | un membre peut désactiver les InMails, le bouton d'envoi disparaît alors | tous |
| Note d'invitation personnalisée | Basic : 5 invitations de 200 caractères (une page plus récente dit 3 par mois) · Premium : illimité, 300 caractères | tous |
Deux points que je n'ai pas pu éclaircir. LinkedIn publie un plafond de 1 000 envois par jour et par licence pour la famille Recruiter, et rien d'équivalent pour Sales Navigator : ne partez pas du principe que le même chiffre s'y applique. Et le nombre de messages Open Profile gratuits qu'un compte Basic peut envoyer n'est décrit que par « un nombre limité ». Je ne mets de chiffre sur aucun des deux, puisque LinkedIn n'en donne pas.
La ligne du refus par le destinataire est la plus discrète. Un destinataire peut désactiver complètement les InMails : aucun crédit ne permet alors de le joindre.
Envoyer un InMail et consulter votre solde
Rien de compliqué, et les étapes de LinkedIn sont assez courtes pour être reproduites ici.
Sur ordinateur : ouvrez le profil de la personne, cliquez sur Plus, choisissez Envoyer un message à [Prénom], ajoutez un objet si vous en voulez un, rédigez le message, envoyez. Sur mobile : profil, Message, objet facultatif, corps, envoi. Un compte Basic doit d'abord passer à une offre payante. Si la personne a activé Open Profile, le même parcours ne coûte rien.
Pour voir ce qu'il vous reste : cliquez sur l'icône Vous, allez dans Fonctionnalités Premium, puis Voir toutes les fonctionnalités, et ouvrez le menu déroulant de la section InMail. Il affiche « Crédits disponibles : [nombre] ». Le solde se trouve sur la page Mon Premium et se recharge au début de votre cycle de facturation.
Bon à savoir avant d'écrire : l'objet est facultatif sur Premium et décrit comme obligatoire dans Recruiter Lite. La longueur maximale du message varie aussi. La FAQ InMail de LinkedIn dit 2 000 caractères, la FAQ Recruiter Lite dit 1 900, une troisième page d'aide donne 1 900 pour toutes les offres. Les trois pages sont signées LinkedIn : la contradiction vient de lui, pas d'internet, et c'est pour ça que vous verrez les deux chiffres cités un peu partout.
Ce que je pense vraiment d'InMail
Pour faire court : je ne le recommande pas, et je ne prends pas d'abonnement pour ça.
Un InMail arrive marqué comme message payant, avec des airs de contenu sponsorisé, et il vient d'un inconnu. Il annonce l'intention commerciale avant la première ligne. Une demande de connexion normale, avec une note de 300 caractères, se lit comme ce qu'elle est : une personne qui en contacte une autre. Elle ne coûte rien, et sur mes propres listes elle marche mieux. Premium donne des invitations personnalisées illimitées. Voilà la fonctionnalité pour laquelle je paierais l'abonnement.
Les chiffres vont dans le même sens. À 2,23 € dans le meilleur cas, 6,00 € dans le pire sur les offres en euros, et 9,00 $ si vous êtes sur Recruiter Lite en deux licences, chaque message a un vrai coût. Et le quota vous arrête à 5, 15, 30 ou 50 tentatives par mois. Aucun budget n'y change rien, puisqu'on ne peut pas acheter de crédits supplémentaires sur Premium ni sur Sales Navigator. Le plafond, c'est le produit.
L'argument chiffré de LinkedIn s'est d'ailleurs affaibli. La page Premium Business affiche aujourd'hui « Vous avez 4,6 fois plus de chances d'obtenir une réponse avec un InMail LinkedIn qu'avec un cold email », attribué à « données LinkedIn (nov. 2022) ». Deux remarques là-dessus. Presque tous les articles qui citent cette ligne écrivent 6×, daté de juillet 2024, et notre propre page sur les tarifs LinkedIn Premium disait la même chose jusqu'à ce que je relise la page en ligne : LinkedIn y a changé le chiffre et la date sans rien signaler. Ensuite, l'étude derrière cette phrase a près de quatre ans, elle est interne à LinkedIn, et elle se compare à un cold email que LinkedIn n'a jamais décrit.
Là où InMail vaut son prix : la poignée de gens dont l'adresse est réellement introuvable, et ceux pour qui le contexte LinkedIn est le message. Un dirigeant derrière un secrétariat infranchissable. Un candidat qui ne publie son adresse professionnelle nulle part. Pour ce travail-là, cinq par mois suffisent à peu près. Pour tout ce qui ressemble à une campagne, c'est beaucoup trop peu.
Ce que LinkedIn ne vous donnera jamais
Place à l'argumentaire commercial. Je vous ai prévenu de mon conflit d'intérêts : à vous d'en tenir compte.
Un crédit InMail est une permission. Vous la louez au mois, vous la perdez si vous ne l'utilisez pas dans les 90 jours, et le solde tombe à zéro le jour de la résiliation. LinkedIn l'écrit ainsi : le solde d'InMails « devient nul lorsqu'un abonnement Premium est résilié ». Une adresse email vérifiée ne se comporte pas du tout comme ça. Vous l'achetez une fois, elle reste dans votre CRM, et personne ne la remet à zéro le 1er du mois.
C'est mon métier. Enrow va chercher un email professionnel ou un numéro de portable au moment précis où vous le demandez, et ne vous facture que si le résultat est exploitable. Une recherche qui ne trouve rien ne coûte rien. Chaque adresse passe plus de 10 vérifications avant d'arriver chez vous, et le taux de bounce constaté sur notre trafic reste sous 1 %, un chiffre que nous mesurons et pas une promesse que nous vendons. Les domaines catch-all sont résolus et livrés au lieu d'être écartés comme risqués.
Tableau 7 — Un crédit plafonné face à une adresse vérifiée
| InMail LinkedIn | Email vérifié Enrow | |
|---|---|---|
| Prix unitaire | 2,23 € au mieux, 6,00 € au pire sur les offres en euros (9,00 $ sur Recruiter Lite 2 à 5 licences) | 0,015 € en Start, 0,0075 € en Pro, environ 0,0056 € au plus gros palier annuel |
| Rapport | — | un InMail vaut de 149× à 400× le prix d'un email Enrow Start, et de 297× à 800× celui d'un email Pro |
| Plafond mensuel | 5 à 50 messages, plafond strict | aucun quota de messages, vous achetez des crédits et pas des permissions |
| Ça se remet à zéro ? | Oui. Expiration à 90 jours, solde annulé à la résiliation | les crédits se reportent en Pro et en Scale ; les crédits annuels restent valables 12 mois |
| Facturé en cas d'échec ? | Oui, le crédit est consommé, que le message soit lu ou non | Non. Pas de résultat valide, pas de facturation |
| Offre gratuite | 0 InMail sur un compte Basic | 50 crédits chaque mois, récurrents, sans carte bancaire |
| Ce qu'achète un budget mensuel comparable | 120,99 € achètent 50 InMails sur Sales Navigator Core | 75 € achètent jusqu'à 10 000 emails valides en Pro |
Ce rapport est exact, mais la comparaison n'est pas équitable, et autant que ce soit moi qui le dise. Un InMail est un message livré à l'intérieur d'un produit que votre prospect a déjà ouvert. Une adresse email vérifiée est une chaîne de caractères. Il vous reste à écrire l'email et à l'envoyer avec un autre outil, car Enrow n'envoie rien. Pour ça : Emelia, La Growth Machine ou lemlist, dans cet ordre de préférence. Nous ne construirons pas de séquenceur.
Deux autres limites, que je préfère annoncer franchement puisque vous allez y être confronté. Enrow n'a pas de base de données consultable, et c'est délibéré : une base stockée se périme, et le temps que vous l'exportiez, une partie des gens qu'elle contient a déjà changé de poste. Le sourcing se fait donc là où il doit se faire, sur LinkedIn et Sales Navigator, qui restent la source de données sur les personnes la plus fraîche jamais constituée, pour une raison toute simple : chacun y met à jour son propre profil. Pas de données technographiques non plus. Côté entreprise, les données s'arrêtent à ce qu'on lit sur une page LinkedIn.
Le point de jonction entre les deux produits, c'est l'extension Chrome. Elle s'affiche sur le profil LinkedIn ou Sales Navigator que vous avez déjà ouvert, montre sur place l'email vérifié et le numéro de portable de la personne, et envoie la fiche contact entière, tous les champs, dans HubSpot, Salesforce ou Pipedrive en un clic. L'envoi crée la fiche ou la met à jour : rien n'est ajouté à l'aveugle. Si la personne est déjà dans votre CRM, l'extension complète la fiche existante ; sinon, elle en crée une. L'historique d'activité reste ainsi au même endroit, au lieu de se répartir entre deux demi-fiches qui ne racontent chacune qu'une partie de l'histoire. Des connexions natives, pas un empilement d'outils d'automatisation. Les listes entières passent par l'API, et un serveur MCP (github.com/EnrowAPI/enrow-mcp) permet de récupérer les mêmes données dans un assistant IA.
Les tarifs commencent à 15 € par mois pour 1 000 crédits. Un email vaut un crédit, un numéro de portable en vaut 40, et l'offre gratuite donne 50 crédits chaque mois sans carte. Ces crédits reviennent chaque mois : ce n'est pas un essai unique.
Le dispositif que je recommande : Sales Navigator pour le qui, Enrow pour l'adresse et le téléphone, votre outil de campagnes pour l'envoi. Et InMail réservé aux rares personnes dont on ne trouve aucune adresse. Avec 5 InMails par mois sur Premium Career, LinkedIn a d'ailleurs déjà tranché : ce sera rare.
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FAQ
Qu'est-ce qu'un InMail sur LinkedIn ?
Un message payant envoyé à quelqu'un avec qui vous n'êtes pas en relation. LinkedIn le décrit comme « une fonctionnalité premium » et le réserve aux comptes payants. Un compte Basic ne peut écrire qu'à ses relations existantes. Chaque envoi consomme un crédit prélevé sur un quota mensuel.
Combien coûte un InMail LinkedIn ?
Entre 2,23 € et 6,00 € en facturation mensuelle sur les offres que LinkedIn publie en euros. Le meilleur tarif est celui de Premium All-in-One : 66,99 € ÷ 30 crédits. Sales Navigator Core suit à 2,42 €, soit 120,99 € ÷ 50. Le pire tarif du catalogue n'est publié qu'en dollars : Recruiter Lite en 2 à 5 licences, 270 $ ÷ 30, donc 9,00 $ le message. Premium Career, souvent cité comme le plus mauvais rapport, est à 6,00 € en euros et à 8,00 $ sur la grille en dollars. En annuel, la fourchette en euros descend à 1,81–3,00 €.
Les crédits InMail non utilisés se reportent-ils, et expirent-ils ?
Oui, dans les deux cas. Les crédits non utilisés passent au mois suivant jusqu'à un plafond de trois fois votre quota mensuel : 15 sur Premium Career, 45 sur Premium Business, 150 sur Sales Navigator. Sur Recruiter, c'est quatre fois, avec Recruiter Lite plafonné à 120. Chaque crédit expire 90 jours après son attribution. Et le solde entier tombe à zéro si vous résiliez.
Peut-on acheter des crédits InMail supplémentaires ?
Pas sur Premium ni sur Sales Navigator. LinkedIn est formel : « Il n'est pas possible d'acheter des crédits InMail supplémentaires en dehors du quota mensuel. » Recruiter Lite fait exception : un administrateur acheteur peut acheter des packs de 10, jusqu'à 70 crédits de plus par licence, avec un plafond contractuel de 120 par licence. LinkedIn ne publie aucun prix pour ces packs.
Peut-on envoyer un InMail sans Premium ?
Oui, dans un seul cas. Si le destinataire a activé Open Profile, n'importe qui peut lui écrire gratuitement et aucun crédit n'est consommé. LinkedIn le confirme des deux côtés : « L'envoi d'un InMail gratuit ne consomme pas de crédit InMail », et « La fonctionnalité Open Profile permet aux autres membres LinkedIn de vous écrire gratuitement ». Pour être en Open Profile, le destinataire doit lui-même avoir un abonnement Premium, et les comptes gratuits sont limités à un nombre de ces messages que LinkedIn ne publie pas.
Quand les crédits InMail se renouvellent-ils ?
Ça dépend du produit, et c'est le détail que presque tout le monde rate. Les crédits Premium se renouvellent le premier jour de votre cycle de facturation, calé sur votre date d'inscription d'origine. Les crédits Sales Navigator se renouvellent le premier jour du mois calendaire, en UTC, sans aucun rapport avec la date de votre abonnement.
Le crédit revient-il si la personne répond ?
Oui, à condition qu'elle réponde sous 90 jours. LinkedIn recrédite un InMail accepté, refusé ou auquel on a répondu, réponses rapides comprises. Sur Sales Navigator, le crédit est rendu immédiatement, et les réponses automatiques du type message d'absence comptent comme une réponse.
Combien d'InMails peut-on envoyer par jour ?
LinkedIn publie 1 000 par jour et par licence pour Recruiter, Recruiter Professional Services et Recruiter Lite, avec un plafond de 200 messages la première semaine et un délai de 24 heures avant de réécrire à la même personne. Aucun chiffre quotidien équivalent n'est publié pour Sales Navigator ni pour Premium : n'y appliquez pas le chiffre de Recruiter.
Quelle offre LinkedIn donne le plus d'InMails pour son prix ?
En annuel, Sales Navigator Core : 1,81 € le message, le meilleur tarif du catalogue. En mensuel, Premium All-in-One passe devant d'un cheveu, 2,23 € contre 2,42 €, mais avec 30 messages par mois au lieu de 50 : si c'est le volume que vous cherchez, Core reste la réponse. Et son quota de 50 est identique sur Advanced et Advanced Plus, donc monter au-dessus de Core coûte 605 € par licence et par an en annuel, 326,64 € par an en mensuel, sans un seul message de plus.
Comment j'ai vérifié
Chaque quota, chaque plafond et chaque règle ci-dessus vient d'une page LinkedIn ouverte le 7 septembre 2026, pas d'un autre article. Les quotas et les plafonds d'accumulation sont tirés de la page consacrée aux crédits InMail et à leur renouvellement, recoupée avec chaque page produit : Premium Career, Business, All-in-One et Company Page portent toutes la date du 20 avril 2026, et la page comparative de Sales Navigator est datée du 1er août 2026. Les chiffres Recruiter ont été vérifiés le 28 août et stockés dans linkedin.com. Les règles d'expiration, de remboursement et de transfert ont nécessité quatre pages d'aide de plus, parce qu'elles diffèrent d'un produit à l'autre et qu'aucune page ne les énonce toutes.
Les prix sont ceux que LinkedIn publie en euros pour la France, pas des conversions du dollar : l'écart entre les deux barèmes varie d'une offre à l'autre. Recruiter Lite n'est publié qu'en dollars, donc il reste en dollars. Chaque coût par InMail est une division faite ici, sur un prix publié par LinkedIn et un quota publié par LinkedIn. Là où LinkedIn publie un quota sans prix, comme pour Recruiter Professional Services, RPS Plus et Recruiter Corporate, la case est restée vide plutôt que remplie à l'estime. Les citations sont traduites des pages d'aide anglophones de LinkedIn ; les liens mènent au texte d'origine. Les chiffres Enrow viennent de notre page de tarifs, dernière vérification en juin 2026.

