À retenir Pour trouver des missions freelance en France, vous avez les plateformes (Malt, Free-Work, Codeur, Comet…), les sites d'emploi qui filtrent les offres freelance, et un troisième gisement que peu de freelances surveillent : les missions off market, annoncées dans un post LinkedIn et publiées nulle part ailleurs. Ce gisement pèse lourd. Sur 12 225 missions repérées sur LinkedIn entre mars et juin 2026, 71 % n'apparaissaient sur aucun site d'offres, d'après le baromètre de FreelanceMention. Pour la tech et l'IT, FreelanceMention les détecte et vous prévient en quelques minutes, avec le contact de la personne qui a publié. Regardez aussi ce que chaque plateforme vous prend. Malt prélève jusqu'à 10 % HT sur une première mission, Codeur demande un abonnement, Free-Work et FreelanceRepublik ne prennent rien au freelance.
Deux amis freelances, deux métiers qui n'ont rien à voir, et le même constat : sur les plateformes, rien. L'un fait de la conduite du changement. L'autre développe en Node.js.
J'ai traité leur problème comme une prospection. J'ai ouvert FreelanceMention, réglé la recherche sur leurs deux métiers, et regardé passer les posts de décideurs qui cherchaient quelqu'un. En quinze jours, deux missions sont sorties : une mission longue en change management, en télétravail, et douze mois de développement Node.js. Ni l'une ni l'autre n'est venue d'une plateforme.
Ce guide part de là. Vous y trouverez les douze plateformes qui comptent en France, ce que chacune prélève (relevé sur leurs sites le 8 octobre 2026), puis la méthode pour aller chercher les missions qui ne passent jamais par elles.
Un mot sur moi. Je dirige Enrow, un outil qui retrouve l'email et le numéro pro d'un contact. Décrocher une mission, c'est de la prospection, et la prospection, c'est mon quotidien. FreelanceMention ne me rémunère pas, et aucun lien de cet article n'est affilié.
Deux marchés, et la plupart des freelances n'en regardent qu'un
Le premier marché, vous le connaissez. Une entreprise rédige une fiche, la publie sur Malt, Free-Work ou Indeed, et les candidatures arrivent. Parfois une ESN reprend l'annonce pour placer ses propres consultants. Tout le monde voit l'offre, donc tout le monde postule.
Le second ne laisse aucune trace sur ces sites. Une CTO écrit sur LinkedIn qu'elle cherche « un freelance Node.js pour six mois, démarrage rapide », reçoit quelques messages dans la journée et signe avec l'un des auteurs. Pas de fiche de poste, pas d'annonce. On parle alors de mission off market.
Les entreprises passent par là pour gagner du temps. Un post s'écrit en deux minutes quand une annonce demande une validation interne, il touche des gens qui connaissent déjà son auteur, et il évite la commission d'un intermédiaire.
Les seuls chiffres publics sur ce marché viennent de FreelanceMention, qui publie un baromètre des missions freelance sur LinkedIn avec sa méthode. Sur 12 225 missions détectées en France entre le 6 mars et le 18 juin 2026 :
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Missions relayées sur aucun site d'offres | 71 % |
| Missions publiées par le client final, sans intermédiaire | 45 % |
| Les deux à la fois | 37 %, soit 4 561 missions |
| Posts qui affichent un TJM | 6 % |
| TJM médian, quand il est affiché | 500 € HT |
| Durée moyenne d'une mission | environ 9 mois |
FreelanceMention le précise lui-même : ces données décrivent ce qui circule sur LinkedIn, pas tout le marché freelance français. Elles suffisent pourtant à montrer qu'un freelance qui s'en tient aux plateformes ne voit qu'une minorité des missions publiées sur LinkedIn. Et ces missions vivent peu de temps, 24 à 48 heures dans le fil d'actualité selon l'éditeur.
La ligne sur le TJM a une conséquence pratique. Filtrer vos recherches sur un tarif minimum écarte 94 % des posts, puisque presque aucun n'en affiche. Je préfère chercher par métier et parler du prix une fois le besoin compris.
Les 12 meilleures plateformes pour trouver des missions freelance en France
Une seule question a fixé l'ordre : laquelle vous place devant une mission que peu d'autres freelances ont vue, et pour combien ? Le classement ne couvre que la France. Upwork, Fiverr et Freelancer.com n'y figurent pas, parce que ce sont des places de marché mondiales, où un freelance français affronte des concurrents du monde entier.
| # | Plateforme | Métiers | Comment la mission arrive | Ce que paie le freelance |
|---|---|---|---|---|
| 1 | FreelanceMention | Tech, IT, pilotage de projet | Alerte sur un post LinkedIn ou une mission déposée | Compte gratuit limité, 12 € HT/mois en Lite, aucune commission |
| 2 | Malt | Tous | Le client vous trouve ou vous écrit | Jusqu'à 10 % HT, puis 5 % après six mois |
| 3 | Free-Work | IT | Vous candidatez à une annonce | Rien |
| 4 | Codeur.com | Web, développement, graphisme, rédaction | Vous répondez à un appel d'offres | Dès 31,90 € HT/mois, plus 4 % du projet gagné |
| 5 | Comet | Tech et numérique | Un account manager vous positionne | 5 % du TJM |
| 6 | Crème de la Crème | Tech, data, digital | Sélection, puis missions proposées | Non affiché |
| 7 | LeHibou | IT | Annonce, puis présélection | Non affiché |
| 8 | FreelanceRepublik | Tech, IT, digital | Un recruteur de la plateforme vous contacte | 0 % |
| 9 | Mission-Freelances | Tous | Agrégateur d'annonces | 8 € HT/mois |
| 10 | Freelance.com | Plus de 100 métiers | Le client confie un besoin, ou vous cherchez | Non affiché |
| 11 | LittleBig Connection | Tech, design, marketing, RSE | Vous postulez | Inscription gratuite |
| 12 | Collective | Tech et produit | Opportunités envoyées | Rien |
1. FreelanceMention, les missions off market de LinkedIn en temps réel

FreelanceMention classe chaque mission détectée : off market ou non, client direct ou ESN, TJM quand le post l'indique.
FreelanceMention ne publie pas d'annonces. Il lit LinkedIn à votre place. Son IA repère les posts où un décideur cherche un prestataire, écarte les CDI et l'autopromotion, puis classe chaque mission : off market ou déjà relayée ailleurs, client direct ou ESN, avec TJM et durée quand le post les donne. S'y ajoutent des missions que des entreprises déposent directement chez lui, relues par l'équipe et diffusées nulle part ailleurs. Le 8 octobre 2026, le compteur de sa page d'accueil affichait 332 missions détectées en 24 heures.
La cible se règle une seule fois : les mots-clés de votre métier, un TJM plancher si vous y tenez, puis les filtres off market et client direct. Dès qu'un post correspond, l'alerte part par email. Elle contient l'email et le téléphone de l'auteur, plus un premier message LinkedIn rédigé par l'IA, que vous corrigez ou envoyez directement. L'outil ne se connecte pas à votre compte LinkedIn et ne demande aucune extension, donc aucun risque de restriction de votre profil.
Le compte gratuit sert à chercher dans les intitulés et à voir trois missions en détail. La formule Lite coûte 12 € HT par mois, ou 99 € HT à l'année. Elle débloque toutes les missions, une alerte en temps réel jusqu'à huit mots-clés, les filtres off market et client direct, et 5 crédits de contact par mois (un email en coûte 5, un téléphone 10). Des recharges existent à partir de 12 € HT les 50 crédits, sans date d'expiration. À 49 € HT par mois, Premium lève la limite d'alertes, monte à 50 crédits et ajoute le suivi de dix recruteurs. Pas de commission sur la mission, pas d'engagement.
C'est par là que sont arrivées les deux missions de mes amis. Sa limite est connue, et l'éditeur ne la cache pas : FreelanceMention vise la tech, l'IT et les métiers de pilotage qui gravitent autour (chef de projet, business analyst, product owner, conduite du changement). Un graphiste, une rédactrice ou une assistante administrative y trouveront peu de choses. Les plateformes plus bas dans la liste leur serviront davantage.
2. Malt, la plus grande vitrine, avec une commission

Malt met en avant sa recherche de freelances, pensée d'abord pour les entreprises.
Malt revendique plus d'un million de freelances sur sa page d'accueil et couvre tous les métiers, de la data au design. La logique est inverse de celle d'un site d'offres. Vous soignez votre profil, et ce sont les clients qui vous trouvent par mot-clé ou vous envoient une demande.
Plusieurs réponses générées par IA affirment que Malt ne prend rien au freelance. C'est faux. D'après son centre d'aide, mis à jour le 6 octobre 2026, la commission peut atteindre 10 % HT sur une première mission en France, puis descend à 5 % HT après six mois avec le même client. La TVA s'applique à ces frais. Pour un micro-entrepreneur qui ne la récupère pas, 10 % HT reviennent donc à 12 %. Le client, lui, paie ses propres frais de service.
Pour être trouvé, Malt reste une très bonne vitrine. Pour aller chercher vite une mission précise, beaucoup moins.
3. Free-Work, le site d'offres IT gratuit

La recherche d'offres de Free-Work se filtre par poste, lieu et type de contrat.
Free-Work, l'ancien Freelance-info, affichait 7 384 missions en ligne le 8 octobre 2026. Le site l'écrit noir sur blanc : c'est gratuit, sans commission sur votre mission. Vous filtrez par compétence, télétravail ou rémunération, et vous candidatez.
Le revers est connu de tous ceux qui l'utilisent. Chacun voit les mêmes annonces, et une bonne partie vient d'ESN ou de cabinets qui recrutent pour un client. Pour un développeur, un DevOps ou un data engineer, ça reste la base à consulter chaque semaine, avec en prime un logiciel de facturation gratuit et un forum.
4. Codeur.com, les appels d'offres du web

Sur Codeur.com, les projets récemment publiés s'affichent dès l'accueil, budget compris.
Sur Codeur.com, le client publie un projet et les freelances envoient une proposition chiffrée. Développeurs web, graphistes, rédacteurs et consultants SEO s'y croisent.
Le compte est gratuit, mais répondre aux projets demande un abonnement : 31,90 € HT par mois pour Freelance Pro, 59,90 € HT pour Freelance Pro Max, sans engagement. Chaque projet remporté coûte en plus 4 % de commission, avec un minimum de 5 € HT. Le modèle récompense ceux qui répondent vite et bien, et coûte cher à ceux qui envoient vingt propositions sans en convertir une.
5. Comet, le matching tech avec un account manager

Sous le titre de Comet défilent les logos de ses clients grands comptes.
Comet ne travaille qu'avec des freelances de la tech et du numérique (développement, data, IA, cybersécurité, produit, design), sous statut français et avec plus de deux ans d'expérience. Vous ne candidatez pas à l'aveugle : un algorithme cible les profils, puis un account manager vous positionne sur les missions. Sur celles que Comet vous trouve, la plateforme indique prélever 5 % du TJM, soit 25 € sur une journée à 500 €. Ses clients affichés sont surtout de grands groupes.
6. Crème de la Crème, la sélection d'abord

Crème de la Crème se présente comme le vivier des « meilleurs freelances ».
Crème de la Crème annonce n'accepter que 10 % des freelances qui postulent. Ceux qui passent retrouvent dans un tableau de bord les missions qui leur correspondent, en tech, data, cloud, cybersécurité ou digital, et la plateforme dit négocier pour eux le TJM, le télétravail et un paiement sous 48 heures. Elle se dit référencée par la plupart des entreprises du CAC 40 et du SBF 120. Ce qu'elle facture au freelance n'apparaît pas sur le site. Pour un profil senior et reconnu, c'est une bonne porte. Pour un débutant, la sélection la ferme.
7. LeHibou, l'IT des grands comptes

LeHibou annonce plus de 140 000 profils IT disponibles.
LeHibou se concentre sur les experts IT et travaille surtout avec des entreprises du CAC 40, du SBF 120 et de grosses PME. Le client publie une annonce, LeHibou présélectionne, un account manager suit la mission. Le site revendique une durée moyenne de 18 mois par mission, de quoi intéresser ceux qui cherchent de la stabilité plutôt que des projets courts. Sa grille côté freelance n'est pas affichée en clair.
8. FreelanceRepublik, zéro commission côté freelance

FreelanceRepublik se décrit comme la plateforme sélective des freelances de la tech.
FreelanceRepublik renverse le schéma d'une place de marché : vous ne postulez pas, ce sont ses Talent Advocates qui vous appellent quand une mission vous correspond. L'entrée se mérite, avec entretiens, prises de références et parfois tests techniques. La plateforme ne traite que des missions d'au moins trois mois, en tech, IT et digital. Et elle ne prend rien au freelance. C'est le client qui paie, et une option Priority facultative est facturée 2 %.
9. Mission-Freelances, l'agrégateur d'annonces

Le compteur de Mission-Freelances : 6 188 missions agrégées, contact du décideur dans 78 % des cas.
Mission-Freelances ne crée pas d'offres. Il rassemble celles de sept sources (LinkedIn, Indeed, Welcome to the Jungle, HelloWork, France Travail, Glassdoor et Facebook), mises à jour trois fois par jour. Le 8 octobre, il affichait 6 188 missions et disait fournir les coordonnées du décideur pour 78 % d'entre elles. L'abonnement coûte 8 € HT par mois, avec trois jours d'essai sans carte.
Avec FreelanceMention, la différence tient à la nature des missions. Mission-Freelances part surtout d'annonces publiées sur des sites d'emploi, visibles par tous. FreelanceMention travaille sur les posts qui ne deviennent jamais des annonces. En revanche, Mission-Freelances couvre aussi le marketing, la communication, le design, la vidéo et la rédaction, là où FreelanceMention s'arrête.
10. Freelance.com, le généraliste des grands comptes et du public

Freelance.com vend du « talent as a service » aux grandes entreprises.
Freelance.com couvre plus de cent métiers, du développeur au traducteur en passant par le formateur. Les clients y confient un besoin et reçoivent des profils en moins de 48 heures, mais vous pouvez aussi chercher une mission vous-même. Sa plateforme publique compte 45 000 profils qualifiés. Le groupe travaille avec des grands comptes privés comme avec le secteur public, et fait aussi du portage salarial. Ce qu'il prend au freelance n'est pas affiché.
11. LittleBig Connection, l'accès aux grands groupes

Deux portes d'entrée chez LittleBig Connection : chercher des experts, ou chercher des missions.
LittleBig Connection, rattachée au groupe Mantu, met des freelances en relation avec de grands groupes. L'inscription est gratuite et vous postulez librement, en cybersécurité, data, cloud, design, marketing ou RSE. La plateforme revendique plus de 1 000 projets par mois, d'une durée moyenne de 13 mois. La facturation passe par elle, avec une date de paiement garantie. La commission éventuelle n'est pas publiée.
12. Collective, les opportunités qui viennent à vous

L'accueil de Collective parle aujourd'hui aux recruteurs, signe de son changement de modèle.
Collective a changé de modèle et vend désormais un outil de sourcing par IA aux recruteurs. Pour les talents, l'inscription est gratuite et la plateforme écrit qu'elle « ne se rémunère pas sur les talents ». Vous recevez des opportunités ciblées, une douzaine par semaine en moyenne selon le site. Une source passive à garder ouverte, sans en attendre l'essentiel de votre activité.
Les sites d'emploi, en complément
Indeed, l'Apec, Welcome to the Jungle et HelloWork publient aussi des missions freelance au milieu des CDI. HelloWork propose un filtre de contrat « Freelance » et comptait 2 147 offres sur ce mot-clé le 8 octobre. Welcome to the Jungle a une page dédiée aux offres en freelance. Le tri prend du temps, et on y croise des « missions » qui sont en fait des postes de commercial indépendant. Pour le marketing et le produit, ça vaut un passage par semaine.
Chercher les missions off market sur LinkedIn à la main
Sans outil, c'est possible. Gratuit, efficace, mais à refaire chaque jour.
Tout part de la recherche. LinkedIn accepte les opérateurs booléens dans sa barre de recherche (AND, OR, NOT, guillemets, parenthèses). Tapez par exemple "freelance" AND ("Node.js" OR "NodeJS") AND (mission OR TJM), passez sur l'onglet Posts, triez par date et limitez la publication aux dernières 24 heures. Remplacez ensuite la technologie par la vôtre : SAP, Kubernetes, Power BI, « conduite du changement ».
Regardez qui publie. Un post écrit à la première personne par une CTO, un directeur de projet ou un fondateur (« je cherche quelqu'un pour… ») annonce le plus souvent une mission en client direct. Une formule comme « pour le compte de notre client », signée par un business manager, trahit une ESN : la mission existe, mais un intermédiaire prendra sa marge.
Puis écrivez vite. Un commentaire court sous le post, ensuite un message. Si vous n'êtes pas en relation avec l'auteur, l'invitation avec note et l'InMail ont leurs plafonds, détaillés dans nos articles sur les limites de LinkedIn et sur l'InMail. L'email reste souvent le chemin le plus court vers un décideur. Quand le post n'en donne pas, l'extension Chrome d'Enrow, l'outil que je dirige, retrouve l'email pro vérifié et le numéro direct de l'auteur depuis son profil LinkedIn. Les autres méthodes sont comparées dans notre guide pour trouver un email depuis LinkedIn.
La méthode bute sur un point. LinkedIn ne propose pas d'alerte sur une recherche de posts : son aide en documente pour les offres d'emploi, et pour les leads dans Sales Navigator, rien pour les publications. Il faut donc relancer la recherche à la main, matin et soir, et trier à chaque passage les CDI, les posts de motivation et les missions déjà pourvues. Un post publié à 9 heures et lu à 18 heures a déjà reçu ses premiers messages.
FreelanceMention automatise précisément ce travail. La recherche tourne en continu, le tri off market et client direct est déjà fait, et l'alerte arrive avec le contact et un brouillon de message. Avec un TJM médian de 500 € HT, l'abonnement Lite représente une douzaine de minutes facturées par mois.
Quelle plateforme choisir selon votre métier
| Métier | Par où commencer | En complément |
|---|---|---|
| Développement, DevOps, cloud | FreelanceMention, Free-Work | Comet, FreelanceRepublik |
| Data, IA, SAP | FreelanceMention | Crème de la Crème, LeHibou |
| Chef de projet, product owner, business analyst, conduite du changement | FreelanceMention | LittleBig Connection, Freelance.com |
| Marketing, growth, communication | Malt, Mission-Freelances | Recherche LinkedIn à la main, HelloWork |
| Design, graphisme | Malt, Codeur.com | Mission-Freelances |
| Rédaction, traduction | Codeur.com, Malt | Freelance.com |
| Assistanat, administratif | Malt, sites d'emploi avec filtre freelance | Mission-Freelances |
Pour les missions freelance en informatique, le baromètre donne une idée de la demande réelle sur LinkedIn. En tête sur la période : consultant SAP (810 missions), chef de projet (798), DevOps, SRE et cloud (784), data science et IA (565), business analyst (522). Même sur les métiers les plus présents sur les sites d'offres, comme Java ou le front-end, plus de 60 % des missions restent off market.
Le premier message, celui qui décroche l'appel
Trouver la mission ne fait que la moitié du chemin. Sous un post off market, l'auteur reçoit quelques messages, pas cinquante, et le vôtre doit lui donner envie de décrocher.
Quatre lignes suffisent : une expérience qui ressemble à son besoin, votre date de disponibilité et une demande d'appel. Ni CV en pièce jointe, ni liste de compétences.
Bonjour Claire, je viens de lire votre post sur la mission Node.js. J'ai passé les deux dernières années sur une API de paiement en Node et TypeScript pour un site e-commerce, un périmètre proche du vôtre. Je suis disponible à partir du 3 novembre, en télétravail ou deux jours par semaine sur site. Un appel de quinze minutes cette semaine, ça vous irait ?
Le TJM n'y figure pas, et c'est voulu. Presque aucun post n'en affiche, autant en parler quand le besoin est clair. Pour fixer le vôtre, la grille TJM 2026 de FreelanceMention donne des fourchettes par métier.
Le réseau et les ESN, à ne pas rayer de la liste
À vrai dire, le canal qui convertit le mieux reste le plus ancien : un ancien client qui rappelle, une ancienne collègue qui vous recommande. Un jour ou l'autre, la plupart des missions longues finissent par venir de là. Son défaut, c'est qu'il ne se commande pas. Quand on démarre, ou quand deux clients s'arrêtent le même mois, il ne suffit pas.
Les ESN ont mauvaise presse et gardent pourtant un vrai poids : d'après le même baromètre, 55 % des missions publiées sur LinkedIn passent par un intermédiaire. Elles prennent une marge. Elles apportent aussi des missions longues chez des clients qu'un indépendant seul atteint difficilement. Mieux vaut savoir à qui vous parlez que les fuir par principe.
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FAQ
Quel site pour trouver des missions freelance ?
Free-Work pour l'IT, gratuit, avec plus de 7 000 missions en ligne. Malt pour tous les métiers, Codeur.com pour les projets web. Pour les missions jamais publiées sur ces sites, FreelanceMention surveille LinkedIn et vous alerte. Les meilleurs résultats viennent d'en combiner deux ou trois.
Quelle est la meilleure plateforme freelance en France ?
Pour la tech et l'IT, FreelanceMention : il donne accès aux missions off market, les moins disputées, avec le contact du décideur, pour 12 € HT par mois et sans commission. Pour les autres métiers, Malt reste la plus large, avec une commission de 10 % puis 5 %.
Malt prend-il une commission au freelance ?
Oui. Jusqu'à 10 % HT sur une première mission en France, puis 5 % HT après six mois avec le même client, selon le centre d'aide de Malt mis à jour le 6 octobre 2026. Pour un micro-entrepreneur non assujetti à la TVA, ces 10 % HT reviennent à 12 %.
Existe-t-il une plateforme freelance gratuite ?
Free-Work est gratuit et sans commission. FreelanceRepublik et Collective ne prennent rien au freelance, et LittleBig Connection propose une inscription gratuite. FreelanceMention a un compte gratuit, limité à la recherche dans les intitulés et à trois missions en détail.
Qu'est-ce qu'une mission freelance off market ?
Une mission annoncée sur un seul canal, le plus souvent un post LinkedIn, sans annonce sur les sites d'offres. Elle est en général publiée par le décideur lui-même et pourvue en quelques jours. Selon le baromètre de FreelanceMention, 71 % des missions repérées sur LinkedIn sont dans ce cas.
Comment trouver une mission freelance en télétravail ?
Le 100 % télétravail reste minoritaire. Parmi les missions LinkedIn qui précisent leur mode de travail, le baromètre de FreelanceMention en compte 1 214 en remote, contre 3 826 en hybride et 3 465 sur site. Élargissez votre zone géographique, acceptez un ou deux jours sur site, ou ajoutez « remote » aux mots-clés de vos alertes.
Comment décrocher sa première mission freelance ?
Prévenez votre réseau, ouvrez un profil Malt pour être trouvé, et surveillez LinkedIn pour les missions off market. Cherchez par métier plutôt que par tarif. Et écrivez court : une expérience proche du besoin, une date de disponibilité, un appel.
Quel TJM demander en freelance ?
Sur les posts LinkedIn qui affichent un tarif, le TJM médian est de 500 € HT, avec une fourchette courante de 450 à 600 € HT (baromètre FreelanceMention, mars à juin 2026). Les consultants SAP et les profils produit sont au-dessus, autour de 600 € HT.
Ce que je ferais cette semaine
Créez votre alerte sur FreelanceMention si vous travaillez dans la tech ou l'IT : quelques minutes de réglage, et les missions off market de votre métier arrivent par email avec le contact de leur auteur. Gardez en parallèle un profil Malt à jour pour être trouvé, et Free-Work en veille si vous êtes dans l'IT. Puis jugez sur quinze jours, comme mes deux amis. C'est à peu près le temps qu'il leur a fallu.

