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Numéro de ligne directe : définition et comment l'obtenir

22 sept. 2026

Standard, poste interne, ligne directe et mobile : ce qui se passe quand vous composez chacun d'eux

Un champ intitulé « Téléphone » peut contenir n'importe lequel des quatre, et deux vous arrêtent au barrage.

À retenir Une ligne directe, c'est un numéro que l'opérateur rattache à un seul poste. Vous composez, le téléphone de votre interlocuteur sonne, sans aucun filtrage. Le numéro du standard, lui, est la porte d'entrée de la société et ne se comporte pas du tout de la même façon. Standard, poste interne, ligne directe, mobile : quatre types de numéros sans rapport entre eux partagent la même colonne. Les fournisseurs précisent rarement lequel ils vous ont vendu, et c'est pourtant ce qui détermine si votre commercial parlera à quelqu'un. Le droit de la prospection téléphonique B2B ne se résume pas à une règle unique. Le Royaume-Uni fonctionne en opt-out, à condition de confronter ses numéros au registre CTPS avant d'appeler. L'Allemagne exige au minimum un consentement présumé, abonnés professionnels compris. La France est passée au consentement préalable le 11 août 2026, pour les consommateurs seulement. Aux États-Unis, l'appel d'entreprise à entreprise échappe au régime Do-Not-Call au titre du 16 CFR 310.6(b)(7). Enrow décompte 40 crédits pour un téléphone et rien du tout quand la recherche échoue, ce qui revient à environ 0,30 € le numéro valide sur l'offre Pro. Donnez-lui cent contacts LinkedIn et 92 reviennent avec un mobile : c'est notre chiffre, mesuré en interne, avec ce type de données en entrée et aucun autre. Lusha débite 10 crédits dès qu'un numéro s'affiche, qu'il soit en service ou non, soit environ 1,17 $ sur son offre intermédiaire en facturation mensuelle. Lusha n'affiche ses prix qu'en dollars. Cette page traite d'outbound B2B, pas d'annuaire inversé.

Une ligne directe est un numéro qui vous met en relation avec une personne. Pas avec la société. Pas avec un serveur vocal. Pas avec une assistante qui demande à quel sujet vous appelez.

C'est toute la définition, et c'est précisément là que pèchent presque toutes les données téléphoniques B2B. Un champ intitulé « Téléphone » ne dit jamais lequel des quatre types de numéros s'y trouve. Un seul atteint votre prospect. Deux vous arrêtent au barrage. Le quatrième était le mobile de quelqu'un en 2021 et appartient aujourd'hui à un inconnu.

Posons une limite une fois pour toutes. Cette page parle d'outbound B2B, pas d'annuaire inversé, le « qui vient de m'appeler » façon Truecaller. Enrow n'a pas de produit de recherche inversée et n'en construira pas.

Standard, poste, ligne directe, mobile

TypeCe qui se passe quand vous le composezOù on le trouve
Standard (ligne principale)Un serveur vocal ou une personne à l'accueil décroche, et vous devez vous justifier avant que quoi que ce soit avance.Publié sur le site de la société, donc récupérable en deux clics, et idéal pour remplir à bon compte un champ « téléphone ».
Poste interneTrois ou quatre chiffres qui n'ont de sens qu'à l'intérieur du plan de numérotation de la société. De l'extérieur, vous repassez quand même par le numéro principal.Annuaires, vieilles fiches CRM, programmes de conférences.
Ligne directe (DID, ou DDI en Europe)Un numéro externe complet, acheminé directement vers un poste. Ni serveur vocal, ni filtrage.Ce qu'un fournisseur de données téléphoniques est censé vous vendre.
MobileSonne où que soit la personne, y compris dans le train.Signatures, LinkedIn, vieux deals, fournisseurs de numéros. Le plus utile, et le plus encadré juridiquement.

Presque personne ne précise lequel est lequel. Cherchez numéro de téléphone professionnel et vous tombez sur deux marchés qui n'ont rien à voir : ceux qui vendent un numéro depuis lequel appeler, et ceux qui vendent des numéros à appeler.

Le mobile est à part. C'est le moyen le plus rapide de joindre une personne, et celui qui entraîne les obligations les plus lourdes, parce qu'un mobile personnel est sans ambiguïté une donnée personnelle au sens du RGPD, là où un standard ne l'est souvent pas. Les numéros de mobile B2B valent le coup, à condition de ne pas les utiliser à la légère.

Comment fonctionne vraiment une ligne directe

Le trajet d'une ligne directe, de l'opérateur au PBX puis au poste, et ce que devient le numéro quand un commercial part

Simple entrée de routage, la ligne directe continue de sonner longtemps après le départ de la personne.

Deux minutes de technique, parce que ça explique un défaut que personne ne signale.

L'opérateur livre au client des faisceaux vers son PBX et lui attribue une plage de numéros. Vous en composez un, les chiffres sont transmis au PBX, souvent sous une forme partielle, par exemple les quatre derniers, et le PBX aiguille l'appel vers un poste. La fiche Wikipédia consacrée au direct inward dialing résume l'essentiel : le service dessert de nombreux numéros entrants tout en mobilisant, pour absorber les appels simultanés, bien moins de circuits physiques qu'il n'y a de numéros DID attribués.

Une ligne directe est donc une entrée de routage, pas un fil. Attribuée pour presque rien, réattribuée pour presque rien.

D'où la dégradation silencieuse des bases téléphoniques. Quand un commercial part, sa ligne directe ne meurt pas : on la bascule sur son remplaçant, ou on la met en sommeil. Le numéro sonne toujours. Quelqu'un décroche toujours. La ligne du fichier a l'air impeccable jusqu'à ce que votre SDR demande, dès sa première phrase, une personne partie depuis deux ans. Les e-mails, au moins, ont la politesse de revenir en erreur.

Taux de connexion, et pourquoi le type de numéro décide de tout

Un standard met un humain entre votre commercial et votre prospect, et le travail de cet humain consiste en partie à ne pas passer l'appel. La ligne directe supprime cet intermédiaire. Sur le principe, personne ne conteste.

Les chiffres qu'on accroche à ce principe, c'est une autre affaire. L'eBook de ZoomInfo annonce que les SDR ont « 147 % de chances en plus » de joindre un VP avec une ligne directe, et compte 8 à 18 appels par prospect sur une ligne standard. Cognism reprend les 147 % et ajoute un facteur 3 pour les mobiles, en citant son propre State of Cold Calling 2026. Ce ne sont que des chiffres publiés par des sociétés qui vendent des données téléphoniques, et aucun n'est accompagné d'une taille d'échantillon ni d'une méthode. Je n'ai pas mieux, et je me méfierais de quiconque les cite comme des faits.

Ce qu'un fournisseur peut mesurer honnêtement, c'est ce qui se passe de son côté : combien de numéros ressortent d'une liste qu'on lui a confiée. Voici donc notre chiffre, protocole compris, là où les autres l'omettent. Confiez à Enrow cent contacts issus de LinkedIn : un mobile revient pour 92 d'entre eux, en moyenne, sur les fichiers que nous avons traités en interne. Mais c'est un taux de couverture et rien de plus. Personne ne l'a audité, et ce n'est pas un taux de connexion.

Les données fournies en entrée font une bonne partie du travail, c'est pourquoi je précise leur nature dans le texte et non en note de bas de page. Ici, des profils LinkedIn. Un nom et une société, sans plus, c'est une matière première plus pauvre, et le résultat s'en ressent. D'où l'inutilité à peu près totale d'un pourcentage de couverture publié sans qu'on sache ce qu'on a fourni au départ. Et 92 numéros ne font pas 92 conversations : ce qui se passe une fois le numéro composé dépend de votre marché et de vos commerciaux.

Faites le test sur votre propre liste plutôt que de me croire sur parole. Un compte gratuit reçoit 50 crédits tous les mois, sans carte bancaire, et à 40 crédits le numéro, cela couvre exactement un téléphone : de quoi valider le format, pas la couverture. Vingt-cinq numéros coûtent 15 € sur Start, notre première offre payante : une somme assez modeste pour passer en note de frais, et un échantillon assez grand pour trancher.

Le taux de connexion lui-même se définit simplement : le pourcentage d'appels qui débouchent sur une vraie conversation avec la personne visée, au-delà des premières secondes de politesse. Ni messagerie, ni accueil. Les équipes le gonflent en comptant comme une connexion chaque appel décroché, standard compris.

Mesurer le vôtre prend quinze jours. Indiquez le type de chaque numéro dans le CRM avant que le commercial compose, passez 200 appels, puis ventilez le taux par type. Vous saurez ce que valent vos données sur votre marché, ce qu'aucun benchmark de fournisseur ne vous dira.

Comment une équipe commerciale obtient des lignes directes

Il existe quatre voies, de qualité inégale. La personne vous donne son numéro elle-même, en signature ou sur un badge : meilleure qualité, plus petit volume. Votre CRM le contient déjà depuis un vieux deal, et il vaut mieux l'enrichir correctement avant d'acheter quoi que ce soit de neuf. Un fournisseur trouve et vérifie le numéro au moment où vous le demandez. Ou vous achetez un fichier.

C'est la dernière qui pose problème. Cherchez fichier de mobiles B2B et les résultats débordent de vendeurs de listes. Un fichier acheté est un instantané, vendu à tous ceux qui le demandent, sans trace de l'origine de chaque ligne. Ça compte plus que les acheteurs ne l'imaginent, parce que c'est précisément cette origine que la loi exige de connaître.

La partie juridique, avec les textes

Règles de l'appel B2B au Royaume-Uni, en Allemagne, en France et aux États-Unis, chacune avec son texte, et les articles du RGPD en jeu

La directive vie privée a laissé à chaque pays le soin de régler le cas des abonnés professionnels : lisez le texte national avant d'appeler.

Toutes les pages positionnées sur ce sujet ont leur paragraphe sur la conformité. Aucune ne cite un texte. Voici les dispositions qui encadrent réellement les données téléphoniques B2B.

Commençons par la base légale. L'article 6, paragraphe 1, point f) du RGPD est le fondement sur lequel s'appuie tout fournisseur sérieux : le traitement est licite s'il « est nécessaire aux fins des intérêts légitimes poursuivis par le responsable du traitement ou par un tiers », sauf si prévalent « les intérêts ou les libertés et droits fondamentaux de la personne concernée ». Une mise en balance, pas un blanc-seing.

Vient ensuite l'obligation que personne ne budgète. L'article 14 s'applique dès lors que les données n'ont pas été collectées auprès de la personne elle-même, ce qui est le cas de toute donnée téléphonique achetée à un tiers. Le responsable du traitement « fournit à celle-ci les informations suivantes », et le 14(3)(a) lance le chronomètre : « dans un délai raisonnable […] mais ne dépassant pas un mois ». Le 14(5)(b) dispense bien de cette obligation lorsque l'information « se révèle impossible ou exigerait des efforts disproportionnés », mais le secteur se comporte comme si cette porte de sortie était bien plus large qu'elle ne l'est.

Et une disposition l'emporte sur toute mise en balance, l'article 21(3) : « Lorsque la personne concernée s'oppose au traitement à des fins de prospection, les données à caractère personnel ne sont plus traitées à ces fins. » Aucun intérêt ne vient contrebalancer cette règle.

Pourquoi l'Europe est une mosaïque

Parce qu'une directive de 2002 l'a voulu ainsi. L'article 13, paragraphe 5, de la directive vie privée et communications électroniques dispose : « Les paragraphes 1 et 3 s'appliquent aux abonnés qui sont des personnes physiques. Les États membres veillent également […] à ce que les intérêts légitimes des abonnés autres que les personnes physiques soient suffisamment protégés en ce qui concerne les communications non sollicitées. »

Le sort des abonnés professionnels a donc été confié aux législateurs nationaux, et une vingtaine de parlements ont tranché chacun à sa façon. Quiconque vous affirme que « l'appel B2B est en opt-out en Europe » a lu les règles d'un seul pays.

La France a changé de régime 18 jours avant la mise en ligne de cette page. L'article L223-1 du Code de la consommation, dans sa version en vigueur au 11 août 2026, interdit la prospection téléphonique d'« un consommateur qui n'a pas exprimé préalablement son consentement ». Le texte vise le consommateur : l'appel entre professionnels reste donc hors de son champ.

C'est ce même article qui fondait Bloctel, la liste d'opposition au démarchage téléphonique : même périmètre, le consommateur, et un numéro professionnel n'y a jamais eu sa place. Le basculement d'août 2026 change la mécanique côté grand public, pas la frontière entre le particulier et le professionnel. Lisez le texte vous-même avant de bâtir une campagne d'appels en France sur la foi d'une seule phrase.

L'Allemagne est le contre-exemple. Le § 7(2) Nr. 1 de l'UWG interdit la publicité téléphonique auprès d'un consommateur sans consentement exprès préalable, et auprès de tout autre acteur du marché, entreprises comprises, sans au moins une mutmaßliche Einwilligung, un consentement présumé. Appeler une ligne directe en Allemagne n'a rien à voir avec en appeler une au Royaume-Uni.

Le Royaume-Uni : opt-out, mais filtrage obligatoire

L'article 21 du PECR (SI 2003/2426) interdit les appels de prospection non sollicités lorsque l'abonné a fait savoir à l'appelant qu'il ne veut plus, pour le moment, être appelé sur cette ligne, ou lorsque le numéro figure au registre tenu au titre de l'article 26.

L'ICO présente les registres concernés comme des listes, prévues par la loi, de ceux qui ne veulent pas recevoir d'appels de prospection en direct : la TPS et sa version entreprises, la CTPS. Un numéro doit y figurer depuis 28 jours pour que l'inscription prenne effet. L'inscription est gratuite et couvre les mobiles. La consigne, elle, ne laisse aucune place au doute : avant de passer des appels de prospection en direct, vous devez confronter vos numéros à ces registres.

Attention, piège : l'entrepreneur individuel et la société de personnes non immatriculée comptent comme des abonnés particuliers, ce qui fait relever leurs numéros de la TPS, tandis que le registre des entreprises ignore tout d'eux. Confrontez vos numéros aux deux registres, sinon l'appel au consultant indépendant que vous preniez pour une société peut vous valoir une plainte.

Les États-Unis : une exception B2B, pas une exemption générale

Au 16 CFR § 310.6(b)(7), la Telemarketing Sales Rule exclut de son champ les appels téléphoniques entre un télévendeur et une entreprise destinés à déclencher l'achat de biens ou de services. Cette exception a ses propres exceptions. Les dispositions du § 310.3(a)(2) et (4) sur les déclarations trompeuses restent opposables, et la vente au détail de fournitures de bureau ou d'entretien non durables reste soumise à la règle.

Le registre national Do-Not-Call ne concerne que les abonnés résidentiels. Le 47 CFR § 64.1200(c) encadre les sollicitations adressées à tout abonné téléphonique résidentiel avant 8 h et après 21 h, ainsi qu'aux abonnés résidentiels inscrits au registre. Le safe harbor suppose une copie du registre obtenue au plus 31 jours avant l'appel.

Rien de tout cela ne constitue un conseil juridique, et je n'ai vérifié que ces trois juridictions européennes. L'Espagne, l'Italie et les pays nordiques ont chacun leurs propres règles.

Pourquoi certains fournisseurs ne renvoient rien en Europe

La meilleure illustration est la page d'un concurrent. Findymail le dit en une ligne sur sa page phone finder : pour cause de RGPD, il ne fournit pas de numéros de téléphone pour les contacts situés dans l'Union européenne. Sur sa page de tarifs, la donnée est d'ailleurs libellée « Phone (non-EU) ».

C'est une position défendable, et annoncée honnêtement. Je préfère largement ça à un fournisseur qui vous glisse discrètement le standard d'une boîte munichoise. Cela veut aussi dire qu'il n'existe aucun prix Findymail pour une ligne directe européenne, à aucun volume : aucune comparaison n'est donc possible.

La position d'Enrow, sans détour : le RGPD ne nous empêche pas de fournir des numéros européens, et la documentation sur la provenance de ces numéros existe et est conservée. C'est même en Europe que notre couverture est la meilleure.

Ça ne rend pas vos appels conformes pour autant. Notre documentation couvre nos traitements à nous. Le filtrage CTPS, les registres nationaux, Bloctel compris, l'opposition que quelqu'un a envoyée à votre équipe le mois dernier : tout cela reste de votre responsabilité, et tout fournisseur qui laisse entendre l'inverse vous vend une tranquillité illusoire. Pour donner une idée du travail opérationnel, Cognism annonce passer ses données au crible de 15 listes DNC au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, en Espagne, en Irlande, en Belgique, en Croatie, au Portugal et en Suède. C'est Cognism qui l'affirme ; aucun audit ne l'a vérifié.

Ce que devrait coûter une ligne directe

Coût d'un numéro de téléphone sur Lusha Professional et Enrow Pro, au mois et en annuel, facturé à l'affichage ou au numéro valide

Au mois, un numéro facturé à l'affichage coûte 3,3 fois le prix d'un numéro facturé au résultat.

Il existe deux modèles de facturation, et l'écart entre les deux est plus grand que ne le suggère n'importe quel prix affiché.

Lusha facture l'affichage. Les crédits quittent votre solde à la seconde où une ligne s'affiche. D'après sa page de tarifs : afficher un e-mail, 1 crédit ; afficher un numéro, 10 crédits. L'offre Professional coûte 69,90 $ par mois pour 600 crédits, de quoi afficher 60 numéros, soit 1,17 $ le numéro affiché (Lusha ne publie ses tarifs qu'en dollars). En annuel, la même offre tombe à 52,45 $ par mois, 629,40 $ sur l'année, toujours 600 crédits mensuels, soit 0,87 $ le numéro affiché. Et c'est facturé, que le numéro aboutisse à un bureau ou à une ligne morte. Autre détail : la gamme en libre-service s'arrête à cinq utilisateurs ; au sixième, il faut passer par un devis.

Enrow facture le résultat. Un téléphone consomme 40 crédits sur le même solde que vos e-mails, sans réserve séparée pour les numéros, et le compteur ne bouge qu'une fois le numéro validé. L'offre Pro coûte 75 € pour 10 000 crédits, de quoi obtenir 250 téléphones, soit 0,30 € le numéro valide. Start : 15 € pour 1 000 crédits, 25 téléphones, 0,60 €. Scale : 360 € pour 50 000 crédits, 1 250 téléphones, 0,29 €. Le palier à 200 000 crédits, 1 250 €, donne 5 000 téléphones à 0,25 €. La facturation annuelle ramène Pro à 67,50 € par mois, soit 0,27 €, et Scale à 324 €, soit 0,26 €.

À périmètre égal, offre intermédiaire contre offre intermédiaire : 0,35 $ le numéro valide contre 1,17 $ le numéro affiché, au mois, soit un facteur 3,3. En annuel, 0,31 $ contre 0,87 $, soit un facteur 2,8. Ces deux rapports se lisent en dollars, la seule devise que Lusha publie ; sur notre grille en euros, le même numéro valide revient à 0,30 € sur Pro et 0,27 € en annuel. Aucun volume n'a été choisi pour arranger le résultat : chacun est pris sur son offre intermédiaire. Le détail du calcul sur la grille de Lusha figure sur notre page consacrée aux alternatives à Lusha.

Ces deux chiffres donnent le prix d'un numéro. Ni l'un ni l'autre ne dit combien de numéros une liste de cent noms finit par produire. C'est la question de couverture posée plus haut, et aucune page de tarifs n'y a jamais répondu. Lusha ne publie pas de taux de couverture : je n'ai donc rien à mettre en face de nos 92 numéros. Cette comparaison-là, c'est à vous de la faire, pas à moi d'en annoncer le résultat.

La facturation par utilisateur fonctionne encore autrement. Kaspr facture à l'utilisateur, pas au volume de crédits : 100 crédits téléphone par utilisateur et par mois sur Starter, 200 sur Business, 5 sur l'offre gratuite, l'abonnement annuel créditant les douze mois d'un coup sur le compte. Ses e-mails B2B « illimités » sont plafonnés, clause d'usage raisonnable oblige, à 10 000 par compte et par mois. Ne prenez jamais ce mot au pied de la lettre. Starter est à 59 € par utilisateur au mois, Business à 99 €, respectivement 45 € et 79 € en annuel : Kaspr publie ses propres prix en euros. Pour cinq commerciaux sur l'offre Business, comptez 495 € par mois pour 1 000 crédits téléphone, soit environ 0,50 € le numéro affiché. Affiché, pas forcément en service, puisque le crédit part dans les deux cas. L'offre Scale d'Enrow coûte 360 € pour 1 250 numéros revenus valides, soit environ 0,29 € pièce, sans surcoût par utilisateur : Pro et Scale acceptent un nombre illimité d'utilisateurs. Ajoutez un sixième commercial et la facture Kaspr augmente ; la nôtre ne bouge pas. Le calcul complet, licence par licence, figure dans notre comparatif Kaspr.

Le prix affiché d'Apollo descend encore plus bas : 65 $ par licence pour 2 500 crédits unifiés, 8 crédits le mobile, tarifs publiés en dollars. Ses crédits expirent chaque mois sans report, et ses mobiles proviennent d'une base stockée plutôt que d'une recherche en temps réel, avec une couverture centrée sur les États-Unis et sans offre de ligne directe européenne. Un prix bas par numéro affiché et un prix bas par conversation, ce n'est pas la même chose.

Là où Enrow s'arrête

Pas de base de données consultable. Il n'existe aucun index des « VP Sales de Munich » à feuilleter, parce que rien n'attend sur une étagère : la recherche se lance au moment où vous la demandez. On y gagne en fraîcheur ; on y perd un écran où fouiller. Constituez la liste dans LinkedIn ou Sales Navigator et passez-la-nous, ce que détaillent nos guides sur l'export des contacts LinkedIn et sur la recherche d'une adresse e-mail.

Pas de séquences non plus, et ça ne viendra pas : envoyez les campagnes avec Emelia, La Growth Machine ou lemlist, des outils conçus exactement pour ça. Rien non plus sur les technologies utilisées par vos cibles. Et pas d'annuaire inversé, comme je l'ai signalé dès le début.

Un avertissement sur le modèle de crédits. À 40 crédits le téléphone, un enrichissement téléphonique intensif épuise un forfait environ quarante fois plus vite qu'un travail sur les e-mails, donc choisissez votre offre en fonction du volume de numéros et non du nombre de contacts. Start n'a ni facturation annuelle ni report de crédits.

Ce que nous avons, en revanche : une extension Chrome qui envoie en un clic la fiche contact complète et vérifiée d'un profil LinkedIn ou Sales Navigator vers HubSpot, Salesforce ou Pipedrive, une API officielle, un serveur MCP sur github.com/EnrowAPI/enrow-mcp, et le Direct Phone Finder lui-même.

L'offre gratuite donne 50 crédits tous les mois, récurrents et sans carte bancaire, soit dix e-mails et une ligne directe : de quoi vérifier si les numéros que nous trouvons sont ceux que votre fournisseur précédent vous a déjà vendus.

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FAQ

Quelle est la différence entre le numéro principal et une ligne directe ?

Le numéro principal, celui du standard, est la porte d'entrée publiée de la société : le composer vous amène sur un serveur vocal ou sur l'accueil, et aller plus loin dépend de votre capacité à convaincre. Une ligne directe est un numéro externe que l'opérateur achemine vers un seul poste : la personne décroche sans intermédiaire. Les deux se retrouvent dans un même champ « Téléphone », et c'est bien pour ça que connaître le type de numéro compte plus que le numéro lui-même.

Une ligne directe, est-ce la même chose qu'un mobile ?

Non. Une ligne directe est en général une ligne fixe rattachée à un poste de bureau via le PBX de la société, donc elle ne vous mène plus à la personne quand celle-ci s'en va : elle cesse de fonctionner ou passe à son remplaçant. Un mobile appartient à la personne et la suit d'un employeur à l'autre, et c'est plus clairement une donnée personnelle, ce qui alourdit les obligations qui l'entourent. Un fichier téléphonique sérieux distingue les deux.

La prospection téléphonique B2B est-elle légale ?

Ça dépend du pays. En France, le régime de consentement en vigueur depuis le 11 août 2026 vise le consommateur, ce qui laisse l'appel professionnel hors de son champ ; la liste d'opposition Bloctel, elle aussi, ne couvre que les particuliers. Au Royaume-Uni, les appels de prospection en direct vers des entreprises sont permis sauf si l'abonné s'y est opposé ou si le numéro figure sur la TPS ou la CTPS, registres que l'article 21 du PECR vous oblige à consulter avant d'appeler. L'Allemagne place la barre plus haut avec le § 7(2) Nr. 1 de l'UWG, qui exige au minimum un consentement présumé, y compris pour les abonnés professionnels. Aux États-Unis, le 16 CFR § 310.6(b)(7) exclut les appels d'entreprise à entreprise du champ de la Telemarketing Sales Rule, à l'exception des dispositions sur les déclarations trompeuses, qui restent applicables.

Le RGPD s'applique-t-il aux numéros de téléphone B2B ?

Oui, dès que le numéro identifie une personne. La ligne directe ou le mobile d'un individu identifié sont des données personnelles ; un standard générique n'en est en général pas une. Les fournisseurs s'appuient sur l'intérêt légitime de l'article 6, paragraphe 1, point f), qui est une mise en balance et non une autorisation automatique. L'article 14 impose ensuite d'informer la personne dans le mois qui suit l'obtention de ses données auprès d'un tiers, et l'article 21(2) lui permet de s'opposer à la prospection à tout moment, une opposition qui met fin au traitement sans discussion.

Le TCPA s'applique-t-il aux appels B2B ?

Les règles nationales Do-Not-Call du 47 CFR § 64.1200(c), qu'il s'agisse de la plage horaire de 8 h à 21 h ou du registre lui-même, visent les abonnés téléphoniques résidentiels : une ligne professionnelle n'est donc pas couverte. La Telemarketing Sales Rule de la FTC exempte séparément les appels d'entreprise à entreprise au 16 CFR § 310.6(b)(7), sauf pour les règles sur les déclarations trompeuses et pour les fournitures de bureau ou d'entretien non durables. Les règles sur les automates d'appel et les messages préenregistrés forment une question distincte, à vérifier avec un avocat.

L'achat n'est pas la partie risquée. L'incapacité à documenter l'origine de chaque ligne, si. Au titre de l'article 14, vous devez à chaque personne du fichier une information sur la provenance de ses données, dans le mois. Si le vendeur ne peut pas vous dire d'où viennent les données, vous ne pouvez ni le dire à la personne concernée ni répondre à un régulateur. Des numéros trouvés et vérifiés à la demande, avec une provenance documentée par le fournisseur, vous placent dans une position bien plus confortable qu'un tableur déjà vendu à deux cents autres acheteurs.

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