CRM

Intégration Salesforce LinkedIn : ce qui se synchronise, ce qui reste vide

12 sept. 2026

À retenir L'intégration LinkedIn–Salesforce existe, elle est documentée, et elle est bien plus limitée que ne le laisse entendre le marketing. LinkedIn publie lui-même le mappage des champs : First Name, Last Name, Company, Title et Mailing Country portent tous la mention « Populated by: LinkedIn ». Email et Phone portent « Populated by: User ». Son centre d'aide explique pourquoi : LinkedIn ne diffuse que les informations que ses membres acceptent de rendre publiques. CRM Sync importe les données Salesforce dans Sales Navigator et renvoie une partie de l'activité dans l'autre sens, une fois par jour. La création de leads et de contacts est plafonnée à 1 000 fiches par utilisateur et par mois, et la documentation réserve l'ensemble à Advanced Plus — une offre sans prix publié, alors que le tableau comparatif de LinkedIn coche l'intégration CRM dans la colonne Advanced. Vous obtenez donc une fiche que l'on peut consulter, mais pas une personne que l'on peut contacter. Enrow ajoute les données manquantes à partir du même profil, vérifiées avant l'écriture, en créant ou en mettant à jour la fiche pour que la même personne n'apparaisse pas deux fois. Il ne construira pas votre liste : le sourcing reste chez LinkedIn.

Un commercial enregistre un lead dans Sales Navigator, clique sur Add to CRM, et un Contact Salesforce apparaît une seconde plus tard. Nom, intitulé de poste, compte, pays. Tout a l'air correct. Puis quelqu'un ouvre la fiche pour envoyer un message, et le champ Email est vide.

Ce n'est pas un bug, et ce n'est pas la faute de votre admin. C'est un comportement documenté, publié par LinkedIn, dans un tableau que presque personne ne lit avant de signer.

Une précision d'abord : si vous êtes venu pour LinkedIn Ads — Business Manager, Lead Gen Forms —, sachez qu'il s'agit d'une intégration côté marketing, avec sa propre documentation. Tout ce qui suit concerne le côté vente.

Quatre outils différents portent ce nom

Les éditeurs et les cabinets de conseil emploient ces termes comme des synonymes, à tort.

L'intégration native

Elle se met en place depuis Salesforce : dans Setup, on cherche LinkedIn Sales Navigator, puis on active l'interrupteur Sales Navigator Integration. Cela ajoute les actions InMail et demande de connexion à vos présentations de page par défaut, et le même parcours propose une étape CRM Sync en option.

Ensuite, vous placez les composants : Member Profile (Native) sur les pages lead, contact, opportunité et compte personnel, Company Profile (Native) sur les opportunités et les comptes entreprise. Salesforce annonce la fonctionnalité pour les éditions Enterprise, Professional et Unlimited, à condition d'avoir « a Sales Navigator Team or Enterprise license from LinkedIn ». Retenez cette histoire de licence.

LinkedIn ajoute une restriction que la page de Salesforce omet : l'intégration native n'est accessible qu'aux utilisateurs de Salesforce Lightning.

Le package AppExchange

C'est le package tiers que LinkedIn publie sur l'AppExchange. Il couvre ce que l'intégration native ne gère pas : selon LinkedIn, celle-ci ne prend en charge ni Data Validation ni Salesforce Classic. Les comptes personnels, eux, fonctionnent à l'inverse — ils ne sont pris en charge qu'avec l'intégration native. Les deux peuvent cohabiter dans une même org, LinkedIn l'écrit noir sur blanc : vous pouvez installer et activer l'intégration native et le package AppExchange dans le même environnement. Faute de Data Validation dans l'intégration native, LinkedIn oriente les clients Salesforce vers le package.

CRM Sync

C'est en général ce qu'on désigne par « l'intégration Sales Navigator Salesforce », et cette brique est réservée à une offre supérieure. Il s'agit d'un flux de données, et son sens compte plus que tout le reste.

La connexion publicitaire

Business Manager et Lead Gen Forms. Autre documentation, autre acheteur.

Sources : les articles intégration et composants de Salesforce Help ; LinkedIn Help a484790. Consultés le 12 septembre 2026.

Dans quel sens circule la donnée

Schéma du CRM Sync de LinkedIn Sales Navigator : Salesforce, source des fiches avec ses comptes, contacts et leads, importe ses données CRM dans Sales Navigator, qui renvoie une fois par jour les InMails, messages, appels et notes ; aucune des deux flèches ne transporte d'adresse e-mail ni de numéro de téléphone

CRM Sync importe les fiches Salesforce dans Sales Navigator et renvoie l'activité une fois par jour, mais aucun réglage du panneau d'administration ne fait circuler de données de contact.

Le document technique de LinkedIn tranche en une phrase. CRM Sync y est décrit comme une fonction qui importe les données du CRM Salesforce dans Sales Navigator et renvoie une partie de l'activité vers le CRM.

Salesforce alimente LinkedIn. LinkedIn renvoie de l'activité.

C'est voulu dès la conception, ce n'est pas un défaut. Vos comptes et vos contacts alimentent Sales Navigator pour qu'il sache qui figure déjà dans votre CRM, ce qui fait marcher les badges In CRM, les listes enregistrées automatiquement, les filtres de recherche et le reporting de ROI. Dans l'autre sens, Sales Navigator renvoie les InMails, messages, demandes de connexion, appels, notes et ouvertures de Smart Link. Parcourez tout le panneau d'administration : chaque interrupteur importe des fiches ou renvoie de l'activité. Aucun ne fait circuler de données de contact.

Data Validation est ce qui se rapproche le plus d'un enrichissement, et ne fournit qu'une seule information : quand LinkedIn détermine qu'un contact du CRM n'est plus dans l'entreprise à laquelle il est rattaché, il renvoie la valeur Not At Company, rafraîchie toutes les 24 heures. Savoir qu'un contact est parti, c'est un vrai signal ; mais cela vous annonce la mort d'une fiche sans vous indiquer qui a pris le poste.

Encore une ligne de la documentation de synchronisation, facile à manquer et coûteuse à découvrir trop tard : une seule instance Salesforce peut être synchronisée par contrat Sales Navigator.

Sources : LinkedIn Help a108046, a107066, a120992. Consultés le 12 septembre 2026.

Le tableau des champs, que presque personne ne cite

Le tableau « Populated by » publié par LinkedIn pour la création de contacts et de leads Salesforce : First Name, Last Name, Account Name, Title et Mailing Country viennent de LinkedIn, Opportunity Name et Opportunity Role de l'utilisateur, Lead Source de l'administrateur, et les lignes Email et Phone sont signalées en rouge comme remplies par l'utilisateur

Dans ce tableau publié par LinkedIn, tout ce qui est en bleu vient de LinkedIn, et les deux lignes rouges sont celles dont un commercial a besoin un mardi matin.

LinkedIn publie un document technique pour la création de contacts et un autre pour la création de leads dans Salesforce, et les deux comportent une colonne intitulée « Populated by ». Les voici côte à côte, tels que LinkedIn les rédige :

Champ SalesforceCréation de contactCréation de lead
First NameLinkedInLinkedIn
Last NameLinkedInLinkedIn
Account Name / CompanyLinkedIn, s'il existeLinkedIn, s'il existe
TitleLinkedIn, s'il existeLinkedIn
Mailing CountryLinkedInLinkedIn
Opportunity NameUser—
Opportunity RoleUser—
EmailUser*User*
PhoneUser*User*
Lead SourceAdminAdmin

L'astérisque est de LinkedIn : si Email ou Phone ont déjà été saisis directement dans le CRM ou dans Sales Navigator, ils seront pré-remplis.

C'est une boucle fermée. L'intégration vous montre un email que vous déteniez déjà. Elle ne va pas en chercher un que vous n'aviez pas.

LinkedIn le reconnaît d'ailleurs franchement, dans un article dont le titre demande pourquoi le champ email ne se remplit pas dans le formulaire de création. Sa réponse tient en trois phrases : LinkedIn ne diffuse que les informations que ses membres acceptent de partager ; si l'email est visible publiquement sur le profil pour n'importe quel utilisateur, le champ sera rempli automatiquement dans le formulaire ; et la plupart des coordonnées deviennent accessibles une fois que vous êtes connecté au membre.

Relisez la dernière lentement. Les coordonnées apparaissent après la mise en relation. L'intégration fournit donc ce que vous pouviez déjà atteindre, et rien sur les contacts que vous n'avez pas encore. Le contournement que LinkedIn suggère, sur la même page, c'est l'InMail.

Sources : LinkedIn Help a131001, a453837, a170004. Consultés le 12 septembre 2026.

Les plafonds de création de fiches

Les mêmes documents contiennent quatre contraintes, et aucune n'a jamais été mise sur la table lors des échanges commerciaux que j'ai eus sur ce produit.

Le volume est plafonné. Les fonctions de création de leads et de contacts sont limitées à 1 000 contacts par utilisateur et par mois, selon le document sur les leads, et celui sur les contacts formule le même plafond autrement : chaque utilisateur individuel est limité à 1 000 contacts créés par mois depuis Sales Navigator. Juste en dessous, LinkedIn précise pour le côté Salesforce que, pour la licence standard, la limite est de 1 000 appels API par personne et par jour.

Le jeu de champs est figé. La fonction de création de leads prend en charge un ensemble prédéterminé de champs standard, qui ne peut pas être personnalisé. Une règle de validation écrite sur un champ non pris en charge fait échouer l'écriture.

La prise en charge des objets Salesforce est limitée. La création de fiches Account et Opportunity depuis Sales Navigator n'est pas prise en charge. Un contact doit donc être rattaché à un compte existant : si l'entreprise n'est pas dans Salesforce, vous devez d'abord la créer à la main. La création de leads n'est pas non plus prise en charge sur l'application mobile Sales Navigator, et chaque utilisateur doit disposer de l'accès API activé au niveau de l'org, ainsi que des droits de lecture et d'écriture sur les champs standard du contact et sur l'objet Contact lui-même.

Enfin, pour éviter les doublons lors d'une écriture vers Salesforce, LinkedIn décrit un contrôle au moment de la création : le parcours vous signale que ce lead ou ce contact existe peut-être déjà dans le CRM et vous laisse la possibilité de rapprocher la fiche plutôt que d'en créer une nouvelle. Une alerte n'est pas une règle. La décision retombe sur le commercial qui clique, au milieu d'une liste, à toute vitesse.

Sources : LinkedIn Help a131001 (création de contacts) et a453837 (création de leads). Consultés le 12 septembre 2026.

L'offre requise, et pourquoi deux pages LinkedIn se contredisent

Tranchez cette question avant de signer le moindre bon de commande.

Le centre d'aide de LinkedIn est sans ambiguïté, article après article : l'intégration entre Sales Navigator et votre CRM n'est disponible que pour les utilisateurs Sales Navigator Advanced Plus. La création de contacts exige que les administrateurs disposent d'un contrat Advanced Plus avec CRM Sync activé. Même chose pour la création de leads. Pour Data Validation, le premier prérequis listé est un abonnement à l'édition Advanced Plus.

La fiche AppExchange de Salesforce dit la même chose, en capitales : « Our application does NOT support SALES NAVIGATOR CORE OR ADV EDITIONS. » Elle ajoute que l'application est gratuite et que la fonctionnalité réclame un abonnement Advanced Plus.

Ouvrez maintenant la page marketing de LinkedIn qui compare les offres, datée « Updated: Aug 1, 2026 ». La ligne Advanced CRM Integrations, décrite comme un moyen de garder votre CRM à jour grâce à des mises à jour en temps réel et à une synchronisation avec Salesforce, HubSpot et d'autres, y est cochée dans la colonne Advanced, et pas seulement dans Advanced Plus. Même chose pour Lead/Contact Creation, qui promet d'ajouter leads et comptes à votre CRM directement depuis Sales Navigator, sans saisie manuelle. Seul CRM Embedded Experiences and Profiles reste réservé à Advanced Plus.

Même entreprise, deux réponses. Je ne vous dirai pas laquelle est la bonne ; je ne peux pas le savoir de l'extérieur, et se tromper coûte un contrat à cinq chiffres. Écrivez à votre interlocuteur LinkedIn, listez les fonctions dont vous avez besoin et faites-vous confirmer l'offre par écrit. Profitez-en pour lever une deuxième ambiguïté : les pages d'aide de Salesforce réclament « a Sales Navigator Team or Enterprise license from LinkedIn », des noms d'offres retirés du catalogue, sans table de correspondance publiée avec Core, Advanced et Advanced Plus.

De manière générale, la documentation est ancienne, et LinkedIn affiche l'âge de chaque article. Au 12 septembre 2026, la page qui compare intégration native et package date de trois ans, celle sur Data Validation de cinq, le document de sécurité sur CRM Sync de six. La page vieille de trois ans appelle encore High Velocity Sales le moteur de cadences de Salesforce, alors que la documentation développeur de Salesforce indique que ce produit s'appelle désormais Sales Engagement — nous l'avons passé au crible dans notre article Salesforce Sales Engagement. Un document qui n'a pas suivi un changement de nom en trois ans n'est pas une base sur laquelle fonder un contrat.

Ce que coûte l'ensemble

Graphique en barres du coût mensuel d'une chaîne d'outils LinkedIn vers Salesforce en facturation annuelle, aux prix affichés en dollars : Salesforce Enterprise à 175 $ par siège, Sales Navigator Advanced à 149,99 $ par siège, Sales Navigator Advanced Plus sans prix publié et Enrow Pro à environ 78 $ par compte

Trois des quatre couches se facturent par licence et gonflent avec l'effectif, et Advanced Plus, celle qui débloque CRM Sync, n'affiche aucun prix.

Sales Navigator Core, c'est 120,99 € par mois, ou 1 088,88 € à l'année. Advanced, 148,21 € en mensuel et 1 693,88 € en annuel. Ce sont les montants que LinkedIn publie lui-même pour la zone euro, pas une conversion du dollar. Advanced Plus n'affiche aucun prix : il dépend de la taille de votre équipe commerciale, de vos besoins d'intégration CRM et du niveau d'accompagnement. La grille complète figure dans notre analyse détaillée des tarifs Sales Navigator.

Autre accroc de nommage, côté Salesforce cette fois : les prérequis mentionnent l'édition Professional, alors que la page tarifaire de Salesforce propose Starter Suite, Pro Suite, Enterprise, Unlimited et Agentforce 1 Sales. Rien n'indique si Pro Suite correspond à « Professional ».

Voici l'ensemble des briques nécessaires pour transformer un profil LinkedIn en une fiche Salesforce qui permet d'écrire à la personne. Salesforce ne publie le prix d'Enterprise qu'en facturation annuelle, donc chaque ligne ci-dessous est exprimée de la même façon : le montant mensuel que vous payez en vous engageant à l'année.

CouchePrix affiché, en facturation annuelleMode de facturationCe que ça apporte
Salesforce Enterprise175 $ par utilisateur et par moisPar licenceLe CRM, les objets, l'API
Sales Navigator Advanced141,16 € par mois et par licence, soit 1 693,88 € l'anPar licenceSourcing, filtres, InMail
Sales Navigator Advanced PlusAucun prix publiéPar licenceCRM Sync, création de contacts et de leads, Data Validation
Enrow ProEnviron 68 € par mois pour toute l'équipePar compte10 000 crédits — 10 000 emails vérifiés à 0,0068 €, ou 250 numéros directs, ou toute répartition entre les deux

En mensuel plutôt qu'en annuel, Sales Navigator Advanced passe à 148,21 € et Enrow Pro à 75 € ; les deux montants évoluent dans le même sens, et le constat reste le même.

Trois de ces lignes se facturent par licence. La quatrième non, et l'écart se creuse avec la taille de l'équipe : neuf commerciaux, c'est neuf licences Sales Navigator et une seule offre Enrow, dont les crédits sont partagés. Ils sont regroupés dans un seul compteur, pas dans deux enveloppes séparées — un numéro en coûte 40, donc chaque numéro direct obtenu, ce sont 40 emails en moins.

Prix relevés sur la page comparative de LinkedIn et sur salesforce.com/sales/pricing, toutes deux consultées le 12 septembre 2026. Les tarifs Sales Navigator sont ceux que LinkedIn publie en euros ; le prix Salesforce est celui de sa grille en dollars.

Un champ Email vide affaiblit aussi la synchro

Vous pouvez voir la personne dans Salesforce et n'avoir aucun moyen de la joindre. Tout y est : profil intégré à la fiche, activité enregistrée, badges corrects, et pourtant les deux champs dont un commercial a besoin un mardi matin sont marqués « Populated by: User ».

Ce vide a un second coût, et là c'est une déduction de ma part, pas quelque chose que LinkedIn écrit. Son CRM Match Data Report liste les champs de contact et de lead qu'il utilise : prénom, nom, intitulé de poste, société, pays, numéro de téléphone, email. L'email et le téléphone en représentent deux sur sept. LinkedIn ne publie aucune pondération, personne de l'extérieur ne peut donc dire ce que chacun pèse — mais une base où les deux sont vides oblige le moteur de rapprochement à travailler avec cinq champs seulement. L'adresse manquante n'est pas seulement un problème d'envoi.

Source : LinkedIn Help a105070, « CRM Match Data Report ». Consulté le 12 septembre 2026.

Remplir les deux champs sans créer de doublon

C'est le travail d'Enrow, et son périmètre est volontairement restreint.

Vous ouvrez le profil dans LinkedIn ou Sales Navigator, vous cliquez sur l'extension, et la fiche complète arrive dans Salesforce : nom, email, téléphone, société, URL LinkedIn. L'extension crée la fiche ou met à jour celle qui existe. Si la personne est déjà dans l'org, la fiche existante reçoit les nouvelles valeurs ; sinon, une fiche est créée. Pas de doublon, ni de version de mars qui vient se superposer à celle d'août.

La vérification a lieu avant l'écriture, jamais après. Chaque adresse passe par plus de 10 vérifications, dont plusieurs tests SMTP et des sondes catch-all lancées depuis des serveurs situés dans plusieurs régions — ce sont ces sondes qui permettent d'obtenir une réponse franche d'un domaine qui accepte tout ce qu'on lui présente. Et la recherche se fait en temps réel, en deux à cinq secondes, directement auprès du serveur de messagerie : aucune ligne n'est puisée dans une table compilée au printemps.

Voici deux chiffres, tous deux constatés sur mes propres fichiers, qui ne valent pas promesse pour les vôtres : le taux de couverture tourne autour de 60 %, le taux de bounce reste sous 1 %. Autrement dit, quatre noms sur dix reviennent sans résultat. Ceux-là ne coûtent rien — un échec n'est pas facturé. Un numéro direct coûte 40 crédits, soit environ 0,30 € sur Pro, et les numéros européens sont couverts, avec la documentation juridique correspondante.

Le fonctionnement dans le navigateur est détaillé dans notre article sur l'extension Chrome pour Salesforce, et la logique de création ou de mise à jour sur les trois CRM natifs dans notre guide pour passer de LinkedIn au CRM. Pour les gros volumes, oubliez le navigateur : API, webhooks, Make, Zapier, n8n, et un serveur MCP sur github.com/EnrowAPI/enrow-mcp.

Sources : enrow.io/fr/integrations et la page de l'extension Chrome, consultées le 12 septembre 2026. Salesforce est l'un des trois connecteurs CRM natifs d'Enrow, avec HubSpot et Pipedrive.

Les deux outils auxquels on compare Enrow

Hublead revient sans cesse dans les comparatifs, mais sur une page consacrée à Salesforce, il s'élimine de lui-même : « We only integrate with HubSpot for now. » La phrase vient d'eux, ce n'est pas une pique : Hublead est un bon outil, taillé pour un seul CRM. Sur Salesforce, il ne fait rien.

Surfe couvre bien Salesforce, et la comparaison est légitime. Voici ses prix par utilisateur et par mois : Free à 0 $ avec 20 recherches d'email et 5 de mobile, Essential à 49 $ avec 150 crédits email et 50 mobile, Pro à 89 $ avec 1 000 email et 100 mobile, en dollars, seule devise publiée par Surfe. La facturation annuelle fait passer Essential à 39 $ et Pro à 79 $, et affiche alors les quotas en total annuel — 1 800 emails et 600 mobiles sur Essential, 12 000 et 1 200 sur Pro. Les quotas mensuels restent les mêmes ; vérifiez l'unité avant de comparer quoi que ce soit. La différence structurelle, c'est la licence : chez Surfe, crédits et prix sont liés à chaque utilisateur, chez Enrow ils sont liés au compte. À neuf commerciaux, l'écart n'est plus une nuance.

Le sourcing reste l'affaire de LinkedIn

Il y a une chose qu'Enrow ne fera pas, et sur une page consacrée à LinkedIn, c'est celle qui compte : il ne construira pas votre liste.

Il n'y a aucune base de données à interroger dans Enrow. C'est une décision, que nous comptons tenir, pas une ligne en attente sur une feuille de route. Une base achetée se reconstruit sur un cycle qui se compte en trimestres, et entre deux reconstructions les gens qui s'y trouvent changent d'employeur, de poste et de boîte mail sans prévenir personne. Chercher l'adresse au moment où vous posez la question, c'est l'autre voie, et le prix à payer, c'est une étape de sourcing que nous ne couvrons pas et que quelqu'un d'autre doit assurer.

Sur cette page, ce quelqu'un s'appelle Sales Navigator, et rien de ce qui précède ne vous invite à le résilier. Continuez à payer pour le sourcing, mais ne souscrivez pas en espérant obtenir des coordonnées : LinkedIn a écrit noir sur blanc qu'il n'en fournira pas.

Comment j'ai vérifié

Chaque affirmation sur LinkedIn ci-dessus provient d'une page publiée par LinkedIn, consultée le 12 septembre 2026 — les articles d'aide a105070, a106005, a107066, a108046, a120992, a125962, a131001, a170004, a453837, a484790, ainsi que la page compare-plans pour les prix et l'emplacement des coches. Les affirmations sur Salesforce viennent de Salesforce Help, de la fiche AppExchange et de la page tarifaire Sales Cloud, consultées à la même date. Les guillemets sur cette page signalent des mots de LinkedIn ou de Salesforce, repris de ces pages ; ce que j'en déduis est présenté comme tel. Là où les deux entreprises se contredisent, les deux versions sont citées, sans que je tranche entre elles. Les tarifs Sales Navigator sont ceux que LinkedIn publie en euros pour la zone euro ; les montants Salesforce et Surfe sont convertis depuis le dollar ; les prix Enrow sont nos tarifs officiels.

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FAQ

L'intégration Salesforce LinkedIn fournit-elle les emails et les numéros de téléphone ?

Non. Les documents techniques de LinkedIn sur la création de contacts et de leads dans Salesforce comportent une colonne « Populated by ». First Name, Last Name, Company, Title et Mailing Country viennent de LinkedIn. Email et Phone sont remplis par l'utilisateur, et ne se pré-remplissent que si l'email ou le téléphone ont déjà été saisis directement dans le CRM ou dans Sales Navigator. LinkedIn explique qu'il ne diffuse que les informations que ses membres acceptent de partager.

Quelle offre Sales Navigator faut-il pour l'intégration Salesforce ?

Les pages de LinkedIn se contredisent. Son centre d'aide affirme que l'intégration entre Sales Navigator et votre CRM n'est disponible que pour les utilisateurs Advanced Plus, et la fiche AppExchange dit que l'application Salesforce ne prend en charge ni Core ni Advanced. La page comparative de LinkedIn, mise à jour le 1er août 2026, coche Advanced CRM Integrations et Lead/Contact Creation dans la colonne Advanced. Faites-vous confirmer l'offre requise par écrit avant d'acheter.

Comment synchroniser LinkedIn Sales Navigator avec Salesforce ?

Il faut agir des deux côtés. Dans Salesforce : ouvrez Setup, cherchez LinkedIn Sales Navigator, activez l'interrupteur Sales Navigator Integration, puis ajoutez les composants Member Profile et Company Profile à vos pages Lightning. Dans Sales Navigator : un administrateur ouvre Admin Settings, choisit CRM, se connecte à Salesforce et active les options de synchronisation. La documentation de LinkedIn réserve la synchronisation CRM de Sales Navigator à Advanced Plus, et une seule instance Salesforce peut être connectée par contrat.

CRM Sync met-il Salesforce à jour en temps réel ?

La page marketing de LinkedIn présente Advanced CRM Integrations comme un moyen de garder votre CRM à jour grâce à des mises à jour en temps réel. Sa documentation d'aide, elle, indique que les données sont synchronisées une fois par jour, et son article sur Data Validation dit que les fiches sont mises à jour et validées toutes les 24 heures. Les deux pages ont été consultées le même jour.

Y a-t-il une limite au nombre de contacts que je peux envoyer de Sales Navigator vers Salesforce ?

Oui. Le document de LinkedIn sur la création de leads indique que les fonctions de création de leads et de contacts sont limitées à 1 000 contacts par utilisateur et par mois, et celui sur la création de contacts ajoute que, pour la licence standard, la limite est de 1 000 appels API par personne et par jour côté Salesforce. Les fiches Account et Opportunity ne peuvent pas être créées depuis Sales Navigator, et la création de leads n'est pas prise en charge sur l'application mobile Sales Navigator.

Quel CRM s'intègre le mieux à LinkedIn ?

Le centre d'aide de LinkedIn (article a106005) place quatre CRM dans le groupe de tête, chacun bénéficiant de CRM Sync, des profils intégrés et des expériences intégrées : HubSpot, Microsoft Dynamics, Oracle Sales et Salesforce. Pega, SAP et SugarCRM ne sont listés que pour les profils intégrés, Freshworks uniquement pour les expériences intégrées. LinkedIn ne publie aucun classement entre les quatre, et aucun d'eux ne reçoit d'adresses email ni de numéros de téléphone via l'intégration — cette limite est la même partout.

Ouvrez un contact Salesforce que votre équipe a créé depuis LinkedIn le mois dernier et regardez le champ Email. Toute la démonstration tient sur cet écran, dans votre propre org. Enrow vous donne 50 crédits chaque mois, en récurrent, sans carte bancaire : remplissez ce champ d'abord, décidez ensuite.

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